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13.10.2011

Accompagnement à Grande Canaria

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Après quelques réveils matinaux dus à l’angoisse et à la recherche de réponses à la question lancinante « comment convoyer 42 petits vieux dans l’aéroport de Madrid ? » ce fut le jour J !

 

Et me voici hôtesse d’accueil, un sourire figé sur les lèvres : les voyageurs arrivent. Une retardataire, genre « prout-prout » me demande des nouvelles de l’accompagnatrice de la saison dernière. Je ne la connais pas, je ne connais aucune guide-accompagnatrice, métier qui fait rêver dès le mot prononcé… bien loin de la réalité, vous allez en convenir, de suite !

Direction Aéroport d’Orly Ouest. Je donne les consignes habituelles ménageant les susceptibilités de ceux se prétendant de grands voyageurs… La ruée non vers l’or, mais vers le comptoir d’enregistrement est habituelle. C’est à qui passera le premier. Je surveille tout mon petit monde, chose peu aisée, mes voyageurs étant alignés sur trois files. Remarque piquante d’une mégère déjantée : j’ai eu l’outrecuidance de la laisser demander, elle-même, une place couloir… IMGP1589.JPG

 

Contrôle de sécurité, oubli de ceintures dans les bacs, de montres, mais plus grave de cartes d’embarquement… Et voici l’heure de la montée dans l’avion. Fouille frénétique d’une affolée dans son sac à mains encombré de sacs en plastique multicolores : elle a perdu sa carte d’identité ! Une autre qui, elle, n’a plus que deux bracelets en or alors qu’elle en arborait trois ! Course au contrôle, récupération peu aisée du bracelet mais la C.I. est envolée ! Je confie la charmante dame au personnel au sol, elle devra prendre un taxi pour rentrer chez elle. « je n’ai pas d’argent me dit-elle !" Je téléphone, vite fait, à un responsable pour le prévenir de l’incident. Montée la dernière dans l’avion, je m’apercevrai quelques temps plus tard qu’elle est montée également. Miracle ! Aurait-elle retrouvée sa C.I. ? Non ! On l’aurait laissé passée avec sa carte de sécurité sociale… C’est pratiquement impossible mais si c’est vrai, l’escale à Madrid va être plutôt problématique… Enfin j’apprends qu’elle l’a retrouvée. Ouf ! L’escale à Madrid que j’ai tant redoutée se passe comme une lettre à la Poste (enfin quand ils ne sont pas en grève !) je les emmène direction le train souterrain pour changer de terminal et nous voici à nouveau à la porte d’embarquement pour le vol Las Palmas… tout se passera bien…Enfin, durant tout le temps du vol, j’aurai eu les jérémiades de Mister Concon (je le baptiserai ainsi plus tard) sur le fait que les repas sur Iberia soient payants. Il me demandera si je dispose d’une caisse afin de payer le repas de tous mes voyageurs ! Rappel du programme, il n’y a pas d’équivoque, le premier repas est le diner du jour d’arrivée. Ah, nous y voici enfin ! Zut, l’autocar de transfert n’a pas de micro, je ne vais pas pouvoir leur parler des fiches de police. Et leur redonner les infos sur l’hôtel. Nouvelle ruée à la réception où râleurs et râleuses s’en donnent à cœur joie sur les fameuses fiches de police, je suis la responsable de leur malheur… Où est le restaurant ? A droite en sortant… Malheureusement, l’explication du réceptionniste n’est pas assez détaillée, ce qui donnera l’occasion de râler encore ! J’atteins enfin ma chambre, dépose la valise et hop, course après les petits vieux déjà installés au restaurant…Pour ça, ils ne se perdent pas ! Où se trouve le sel, où se trouve le vin ? M’enfin, quoi, j’aurais du être là !  IMGP1433.JPG

 

Réunion d’information le lendemain, tout est dit. J’en profiterai pour une petite mise au point : repas payants sur Iberia, fiches de police… tiens, prenez ça ! La représentante sur place indique que nous visiterons une bananeraie, une rhumerie… qui ne sont pas dans notre programme… Elle m’indiquera que nous devons rentrer pour déjeuner à l’hôtel après notre retour vers les 14h à chaque excursion… Et me voila téléphonant à mon employeur pour qu’il résout ce problème : les excursions comprennent les déjeuners en cours de route… Elle positionnera, également, notre sortie dans un parc avec shows dauphins le matin… Présence d’esprit, je regarde le site web du parc, les shows ont lieu l’après midi ! Je déprogramme l’excursion et indique à mes gentils voyageurs le pourquoi du comment, que nous devrons partir à 13h30 (le restaurant ouvre à 13h) mais qu’ils pourront se sustenter au snack, tout à fait gratuitement : Exclamations : Quelle horreur ! Entends-je derrière moi ! Moi, j’eu la bonne idée ce jour-là, de manger au snack mais de prendre le dessert au restaurant… Quelques petits vieux malins, peu nombreux, y penseront également…IMGP1464.JPG

 

Concon (vous savez, celui qui s’est plaint durant les 2h de vol des repas à acheter sur Iberia) me" bassine" sur autre chose. Je décide de me le mettre dans la poche, lui confie une petite mission : repérage d’un itinéraire en ma compagnie, le flatte... Concon me lâche plus, je suis devenue sa copine… Je me souviens d’une soirée où Concon était assis à côté de moi, me parlant à l’oreille. Je sentis quelque chose de chaud heurter mon bras, croyant à un insecte, je balançais cela au loin… Devant moi : Concon à quatre pattes essayant de récupérer…son dentier !

Deux grenouilles de bénitier m’ont regardé de travers durant tout le séjour. Je leur donnai les horaires de messe et un plan indiquant l’église, rien n’y fit… je n’étais pas assez à leurs petits soins, elles s’en plaignirent à d’autres voyageurs… Elles guettaient les petits problèmes du groupe pour m’en avertir, en espérant que cela me créerait des ennuis… IMGP1456.JPG

Nous déjeunâmes à un restaurant face à la plage. Il y avait le choix de menus, évidemment écrits en espagnol. Notre guide, fatigué, énervé, n’eut pas envie de traduire les menus. Une personne espagnole du groupe passa à toutes les tables pour traduire. Certains choisirent la paella (mot qu’ils distinguaient parmi les autres), moi  je pris le poisson grillé… oh horreur, la paelle n’était pas assez garnie, trois jours après, on en entendait encore parler… Et pourtant à l’hôtel, le buffet était excellent, les boissons en all in... Mais le fait d'avoir mangé une fois moins bon que d’habitude était un scandale inadmissible !

Je dévorai, pour calmer mes angoisses, des desserts, bu du champagne, des sangrias... parcouru des kilomètres à pied pour effectuer des repérages afin que tout leur programme soit impeccable... Bilan, la marche me permit de ne prendre que 200 grammes...

Un pépé tombé, le genou un peu fragile, une mémé tombée, les deux jambes égratignées, un autre qui eu une douleur dans les pieds la veille du départ (siège roulant peut être à commander) mais le jour du départ, tout le monde était vaillant, le retour fut à peu près sans soucis…  Ouf ! c'était le dernier accompagnement de l'année !!!IMGP1496.JPG

 

 

 

19.05.2011

Me voici de retour de Tenerif

Dimanche, je rentrai après 8 jours passés à Tenerif pour un accompagnement de 47 retraités... Je repars samedi pour un autre séjour qui sera suivi d'un autre séjour identique... Enfin identique, je ne l'espère pas... le premier fut assez épuisant : l'accompagnement de mes 47 retraités ne fut pas de tout repos :

Dans le parc Loro Park, je du laisser un couple sur une petite place... Papy ne pouvant suivre la cadence infernale pour courir d'une animation à une autre... Pris d'impatience, le couple repartit au car sans m'avertir... Course dans le parc pour le retrouver... Ils étaient retournés au car tout seuls, sans me prévenir !Entre les jérémiades de certains se plaignant qui de leur chambre, qui de la nourriture (hôtel 4 étoiles quand même !), je supportai stoïquement les plaintes... Les français râleurs ? Non, c'est pure invention de nos sympathiques voisins étrangers !

Mon papy perdu eut la bonne idée de se faire dessus le dernier jour, remplissant son pantalon qui l'avait accompagné dès le départ et pas un seul remplaçant dans la valise... La tourista avait sévit ! Ces idiots de la réception nous ayant octroyé deux chambres le jour de départ (pour 48 personnes) pour ceux qui voulaient qui prendre une douche, qui faire une petite sieste... Ils avaient eu la bonne idée de m'annoncer cela devant un client... Je ne pouvai donc refuser... La galère de tenir un planning pour les nombreuses mamies voulant faire leur sieste : 4 lits pour une quinzaine... En effet, les chambres devaient être libérées à 12h et le départ étant annoncé à 23... Mon papy "perdu" eu la bonne idée de se "lacher" dès la première tranche horaire, monopolisant une chambre avec une odeur incommodante, mamie devant laver le pantalon et le faire secher sur le balcon...Enfin, c'était mieux que de le faire dans l'avion !

Et on repart pour un tour, direction Orly samedi...IMGP0786.JPG

26.04.2009

Un petit tour à Zanzibar ?

Zanzibar est un archipel de l'océan Indien proche de la Tanzanie dont il fait partie depuis 1964. Le nom de Tanzanie est la compression de Tanganyka et Zanzibar.

Zanzibar -ou Unguja en swahili- (la capitale s'appelle également Zanzibar ou StoneTown), et au nord l'île de Pemba ainsi que nombreuses petites îles font partie de cet archipel.

L'île de Zanzibar mesure 85 km de long pour 35 km de large. Les routes sont en cours de construction et il devient plus aisé de se déplacer que par le passé. Les deux îles sont relativement plates, le point culminant est à Zanzibar et atteint 122m.
Ci-dessous une carte de l'île de Zanzibar.

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Vous y verrez de très belles portes de facture indienne :

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des baobabs :

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de belles plages :

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Une mer aux eaux turquoises :

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Vous pourrez nager avec des dauphins :

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et même y voir des singes :

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L'île de Mafia, au sud de Zanzibar, ne fait pas partie de l'archipel, et a toujours été rattachée à l'ex Tanganyka.
Visitez la Capitale, StoneTown, la ville de pierre aux plages de la côte est, en passant par le jardin des épices, la forêt de Jozani et ses singes colobes à dos rouge, nager avec les dauphins, Chwaka, sa baie aux eaux turquoises et sa magnifuqe mangrove, et un village typique du sud : Janbiani...

Vaste programme pour rêver avant d'aller au boulot lundi !





26.01.2009

Tenté de travailler sur un bateau de croisière ?

Moi, si, je l'ai été ! J'avais postulé pour un travail d'hôtesse ou de gouvernante sur un bâteau de croisière, c'était en 2005 si je me souviens bien. Je partais pour 6 ou 8 mois. 8.jpg




Peu de temps après avoir déposé ma candidature en ligne, je recevais un appel, en anglais, d'un recruteur qui recevait les candidats à Paris, par l'intermédiaire de l'ANPE internationale. La date était fixée...quelques jours de réflexions et je décidais de ne pas partir... Alors pour ceux qui sont tentés par cette expérience, sachez qu'avant même de monter à bord d’un bateau de croisière, pensez à ce qui vous attendra après votre débarquement !

Tout d'abord il faut savoir que vous n'avez aucune chance d'obtenir des allocations chômage à votre retour. Pour toucher des prestations, il faut cotiser. Vos revenus maritimes seront théoriquement exonérés de l'impôt, mais en contrepartie vous n'aurez pas de droits. La seule exception concerne les compagnies dont les bateaux sont sous pavillon français, vos droits et vos devoirs en mer et à terre seront les mêmes. Si au moment de partir travailler sur une compagnie de croisières vous étiez demandeur d'emploi et qu'il vous restait des jours d'indemnisation, vous ne pourrez prétendre à les récupérer à votre retour. Pour être à nouveau couvert par l'assurance chômage, vous devrez justifier de 910 heures de travail sur une période de 22 mois précédant votre dernier contrat de travail. Du côté de l’assurance maladie, vos salaires ne seront pas reconnus, vous ne justifierez donc pas de revenus et vous pourrez obtenir la CMU pour un an. Vous pourrez aussi récupérer les droits restant à votre départ. Pour la suite, il suffira de travailler 60 heures en un mois ou 120 heures sur trois mois, pour obtenir une ouverture de droits de 4 ans. En cas de reprise d'activité sur le territoire, vous ne pourrez prétendre à une indemnité journalière en cas d'arrêt ou d'accident du travail, qu’à la seule condition d'avoir travaillé plus de 200 heures dans les trois derniers mois.

Et la retraite ?
Les navigants prévoyants ont la possibilité de cotiser à la retraite de base auprès de la Caisse des Français de l'Etranger. Ces cotisations, calculées en fonction de votre salaire, sont reversées à l'assurance vieillesse et se cumulent avec le système de retraite français. Vos trimestres de travail en mer seront pris en compte pour le calcul de votre retraite. Seuls les expatriés salariés, avec un contrat de travail et des feuilles de paie, peuvent s'inscrire à la Caisse des Français de l'Etranger. Pour les autres, il est possible et parfois moins onéreux de souscrire auprès d'un organisme privé une retraite par capitalisation.

03.12.2005

pourquoi mi-sédentaire, mi-globe-trotteuse?

Et oui pourquoi?
Tout simplement, j'ai deux vies et cela se passe tout à fait bien!
Deux vies? sentimentalement? non! deux vies professionnelles!
Je suis guide en saison d'été et secrétaire l'hiver!
Quel métier je préfère? les deux!
Quand je travaille dans l'administratif, je souhaite vivement quitter ce bureau où je suis assise durant 7 h et recommencer à me promener
Et quand je suis guide, je souhaite vivement laisser tous ces voyageurs qui sont difficiles à supporter et me retrouver bien tranquille devant mon ordi 7h, rentrer à la maison tôt le soir, me faire une petite cuisine toute simple.
J'accompagne des groupes en saison été dans des pays divers, je suis chargée de gérer leur déplacement, de commenter ce qu'ils voient, de régler tous les problèmes qui peuvent surgir dans un voyage : du petit : chambre qui ne convient pas ou rapatriement des cas graves.
Je dois être disponible 24h sur 24 h, souriante et affronter les reflexions acerbes de clients mécontents. Sont-ils mécontent avec raison? La plupart du temps non! mais ce sont des personnes très exigeantes, qui souhaiteraient manger comme chez eux dans un pays n'ayant pas la même culture qu'en France, d'avoir une chambre parfaite en payant un voyage pas très cher, le summum pour peu d'argent. Suis-je récompensée de tous mes éfforts pour régler leurs problèmes : et oui! environ 2 euros par personne pour le séjour complet! Radins les français (ce sont des français que j'accompagne) il faut le croire! Suite au prochain numéro....

02.12.2005

travailler et voyager : est-ce le paradis?

Oui et non. Oui si vous voulez voir du pays à moindres frais. Non, lorsque vous supportez les remarques acerbes des clients! et elles ne manquent pas. Bien entendu vous n'y êtes pour rien, si l'avion a du retard, si la restauration n'est pas aussi bonne que les clients auraient souhaitée, qu'il fait chaud, qu'il fait froid... et vous devez supporter des réflexions du gente : Quelles prérogatives avez-vous pour guider ce groupe? devant mon étonnement : peut-être ne savez-vous pas ce que le mot prérogative veut dire? Vous êtes en fait le bouc-émissaire, l'interface entre l'agence et le groupe et les clients se défoulent sur vous! Mais bon vous aurez vu plein de pays que vous n'auriez jamais pu visiter : trop chers pour vous! un boulot mal payé mais voir du pays vaut bien des sacrifices!!!