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26.01.2009

Tenté de travailler sur un bateau de croisière ?

Moi, si, je l'ai été ! J'avais postulé pour un travail d'hôtesse ou de gouvernante sur un bâteau de croisière, c'était en 2005 si je me souviens bien. Je partais pour 6 ou 8 mois. 8.jpg




Peu de temps après avoir déposé ma candidature en ligne, je recevais un appel, en anglais, d'un recruteur qui recevait les candidats à Paris, par l'intermédiaire de l'ANPE internationale. La date était fixée...quelques jours de réflexions et je décidais de ne pas partir... Alors pour ceux qui sont tentés par cette expérience, sachez qu'avant même de monter à bord d’un bateau de croisière, pensez à ce qui vous attendra après votre débarquement !

Tout d'abord il faut savoir que vous n'avez aucune chance d'obtenir des allocations chômage à votre retour. Pour toucher des prestations, il faut cotiser. Vos revenus maritimes seront théoriquement exonérés de l'impôt, mais en contrepartie vous n'aurez pas de droits. La seule exception concerne les compagnies dont les bateaux sont sous pavillon français, vos droits et vos devoirs en mer et à terre seront les mêmes. Si au moment de partir travailler sur une compagnie de croisières vous étiez demandeur d'emploi et qu'il vous restait des jours d'indemnisation, vous ne pourrez prétendre à les récupérer à votre retour. Pour être à nouveau couvert par l'assurance chômage, vous devrez justifier de 910 heures de travail sur une période de 22 mois précédant votre dernier contrat de travail. Du côté de l’assurance maladie, vos salaires ne seront pas reconnus, vous ne justifierez donc pas de revenus et vous pourrez obtenir la CMU pour un an. Vous pourrez aussi récupérer les droits restant à votre départ. Pour la suite, il suffira de travailler 60 heures en un mois ou 120 heures sur trois mois, pour obtenir une ouverture de droits de 4 ans. En cas de reprise d'activité sur le territoire, vous ne pourrez prétendre à une indemnité journalière en cas d'arrêt ou d'accident du travail, qu’à la seule condition d'avoir travaillé plus de 200 heures dans les trois derniers mois.

Et la retraite ?
Les navigants prévoyants ont la possibilité de cotiser à la retraite de base auprès de la Caisse des Français de l'Etranger. Ces cotisations, calculées en fonction de votre salaire, sont reversées à l'assurance vieillesse et se cumulent avec le système de retraite français. Vos trimestres de travail en mer seront pris en compte pour le calcul de votre retraite. Seuls les expatriés salariés, avec un contrat de travail et des feuilles de paie, peuvent s'inscrire à la Caisse des Français de l'Etranger. Pour les autres, il est possible et parfois moins onéreux de souscrire auprès d'un organisme privé une retraite par capitalisation.

Commentaires

Bonjour,
c' est sûrement un travail intéressant sur un bâteau de croisière.

Amicalement
Eva

Écrit par : Eva | 26.01.2009

Ah ouais quand même... ben ça fait tout de suite moins rêver !
En même temps, travailler sur un paquebot, un bateau, une barque ou même un pédalo, c'est pas mon truc, trop d'eau !!!

Écrit par : Whynot | 26.01.2009

La première recommandation qui m'a été formulée lors de cet entretien : vous ne compterez pas vos heures, ni vos jours de repos ! En effet, ce ne sont pas des semaines de 35 heures et les jours de repos doivent être très rare. Mais bon, ça, cela ne m'aurait pas dérangé, en accompagnement, il ne faut pas compter ses heures non plus.

Écrit par : merise | 26.01.2009

Les commentaires sont fermés.