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18.11.2008

Les médecins à la recherche...de fric !

Ce soir, il y a une émission très intéressante à la télé : Enquêtes et révélations sur TF1. Comme d’hab, cette émission sera très tard, vers 23 h. Thème de l’émission : en vrac, les arnaques à la Sécu, les hôpitaux qui ferment mais aussi les liaisons dangereuses entre médecins et laboratoires ! Je vous ai conté ma courte expérience de secrétaire médicale. Au cours de celle-ci, je me demandais qui étaient ces hommes et femmes, habillés BCBG qui arrivaient, à pas feutrés, au cabinet médical, reçus presque en catimini par les médecins, entre 13h et 14h… L’avant-veille, j’ai compris que c’étaient des visiteurs médicaux. Qui sont-ils ? 200387482-001.jpg

L’industrie pharmaceutique, comme toute autre industrie, utilise la publicité pour vendre ses produits. Dans un secteur très concurrentiel qui brasse chaque année des milliards d’euros et qui a des besoins très lourds en recherche et développement, chaque médicament est une énorme source potentielle de revenus. Seul problème pour les laboratoires pharmaceutiques : ils ne peuvent atteindre directement leur cible de consommation. Ils doivent passer par l’unique intermédiaire autorisé à prescrire des soins aux patients, le médecin. Mais une difficulté surgit : le médecin n’ayant pas pour rôle de soutenir l’industrie pharmaceutique mais de soigner ses patients, comment le pousser à vendre des produits ?

Les sociétés pharmaceutiques ont mis en place un système, aujourd’hui bien rodé : celui de la visite médicale, qui n’est rien moins qu’une visite « commerciale » de représentants de l’industrie pharmaceutique. Ces représentants, appelés « visiteurs médicaux », viennent régulièrement vanter les produits fabriqués par leur laboratoire et profitent de l’attention (parfois toute relative) que les médecins leur accordent pour tenter de les convaincre de l’intérêt thérapeutique de leurs médicaments. En fournissant un certain nombre d’informations utiles sur leurs médicaments (nouvelles études, mises sur le marché, nouveaux tests, etc.), ils peuvent ainsi capter l’attention des médecins et justifier le temps qu’ils leur prennent.

Les laboratoires quadrillent le territoire en plusieurs secteurs marketing. À la tête de chaque zone, un chef des ventes organise ses équipes et évalue la rentabilité de ses commerciaux en examinant les chiffres de vente des médicaments. L’industrie dispose en effet d’informations très précises et peut connaître, par exemple, le nom des médecins les plus prescripteurs (ceux-ci sont généralement la cible privilégiée des visiteurs médicaux, car ils sont de « bons clients »). lmu0124.jpg

Je comprends encore mieux, bien que je vous l’avoue avoir pensé à cela dès ma consultation, pourquoi mon gynécologue m’harcèle pour me mettre un stérilet à la progestérone, moi une femme de 50 ans qui soigne très bien sa pré-ménopause avec les produits du médecin gynécologue consulté en Isère et qui, somme toute, ne peut guère accueillir un bébé en son sein (métaphore)!!!

Commentaires

les médecins ne font pourtant pas partie des gens pauvres mais plus on en a plus on en veut! il y a aussi bien d'autres choses entre les médecins et les labos: les séminaires gratos, les bouffes dans les grands restau pour parler d'un produit, etc...tout ça payé par les labos, si ça ne ressemble pas à des pots de vin...

Écrit par : saadou | 18.11.2008

Tout ça sans parler des petits "cadeaux" que leurs font les labos ... Les meilleurs ont même droit à des étrennes ...
Bon mercredi ! Bisoux.

dom

Écrit par : dom | 19.11.2008

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