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28.04.2008
Petites blagues soft !
Les blagues bien grasses fusent, les rires gras aussi... Me voici avec un groupe de papys et mammies qui s'échangent des blagues plus qu'osées alors que je parle, parle de Nicolas de Stël, de Picasso....
Encore des Normands, je suis affiliée aux normands depuis le début de la saison. Maurice qui s'occupe des plannings s'octroient les groupes de plus de 45 personnes et de la région parisienne, perspective de bons pourboires. Pour moi, ce sera un autocar de 30 personnes avec des normands réputés pour leur pingrerie !
Merci Maurice ! Ai envie de rentrer, retrouver Chouchou et ne plus penser à cet environnement, ce personnel qui démissionne à tour de bras, qui s'enguele, qui se plaint... Mes tentatives de parler d'autre chose que boulot aux repas sont des échecs...
La saison continue, jusqu'à quand ? Je vais essayer de tenir !!!
21:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Un calme olympien !
Maurice déchaîné m'avait vertement "enguirlandée" pour ne pas avoir désservi les verres d'un pot de départ de deux groupes, le sien et celui de notre collègue "Je me la pète".
Pas encore informée des us et coutumes de cet hôtel, j'avais accepté l'aimable invitation du président de mon groupe de boire un verre . L'aimable assemblée se rendant au restaurant, je les avais quitté pour aller dîner au réfectoire, en tête à tête avec la plongeuse toujours aussi volubile.
Apparition de Momo, énervé, attaquant bille en tête ma petite personne. Rouge de colère, je l'avais envoyé sur les roses, arguant que cela n'est pas indiqué dans mon contrat, le ton a monté, il m'a menacé de très gros ennuis. Lesquels ? Licenciée pour mon ignorance, de n'avoir pas su que dans cet hôtel, nous ne sommes pas que guides mais aussi bagagiste, liftier, réceptionniste, serveur, femme de ménage ?
J'apprends quelques heures plus tard que je suis convoquée auprès du directeur en compagnie de mon charmant responsable et de mon collègue qui de "Je me la pète" est devenu au fil du temps, un copain sympa. Ce dernier, toutefois, n'ose rien dire de toutes les missions charmantes que l'on nous confie, de peur de ne pas être accompagnateur cet été en Irlande pour deux mois, contrat verbalement passé entre lui et notre employeur.
Momo, les cheveux droits sur la tête, le regard un peu vitreux veut attaquer tout de suite dans le vif du sujet : me dire mes quatre vérités, , j'écoute l'attaque et reste d'un calme olympien. Il est vite interrompu par notre directeur qui va durant toute la réunion, nous parler comment cela se passe en Espagne (il est d'origine de Majorque), des 250 tâches d'une femme de chambre, des 320 tâches d'un serveur, etc... Nous écoutons religieusement en se souvenant toutefois que nous sommes dans le Luberon, sommes toutes en France et non en Espagne !!!
Nous apprendrons que tous les ans, c'est la même chose. Les guides ne sont pas informés des multiples tâches à accomplir après leur travail de guide, les jours de repos qui n'en sont pas (départs matinaux des groupes : portage des bagages, récupération des clefs), arrivées des groupes le même jour (mêmes tâches et en plus pot d'accueil : servir des verres, désservir, ranger la salle et la nettoyer). En fait, une prison, quand vous êtes entrés ici, vous ne pouvez plus en sortir, vous n'avez que votre cellule (votre garage aménagé en chambre pour vous déstresser quelque peu et que vous ne salissez pas car vous ne faites qu'y dormir, d'un repos bien mérité) La révolte des guides s'annonce parfois une semaine après le début de la saison, parfois quinze jours, parfois un mois (comme nous !!!)
J'arrive à placer dans ce long discours dit tout en douceur que je donne une semaine à Momo pour se calmer, que je souhaiterais prendre nos repas dans le calme sans voir cet energumène, la bave aux lèvres, les yeux révulsés, une semaine sinon je donne ma démission.
Depuis, Momo est calme, me parle avec douceur, me remercie de l'avoir aidé pour telle ou telle animation ou déplacement de sièges ou chaises. Je présume qu'il a peur que je donne ma démission car il serait plutot embarassé : retrouver un guide connaissant la région du jour au lendemain n'est pas une mission facile. De plus, ma démission lui serait, fatalement, reprochée.
Hier soir, je suis partie retrouver mon Chouchou, jour de repos que j'ai pris totalement. Ils trouveront quelqu'un pour porter les bagages du groupe partant et arrivant, pour servir les verres, pour ranger la salle...
La directrice m'a dit, la tête penchée sur ses papiers : Bonnes vacances, et oui prendre un vrai jour de repos, dans cet hôtel, c'est prendre des vacances !!!!
11:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.04.2008
Ma récompense !
Le groupe de l'Eure est parti laissant dans leurs chambres les bulletins d'appréciations. Quelle satisfaction en lisant celles-ci. Les qualificatifs ne manquent pas : très compétente, donne beaucoup d'explications, très gentille, est pleine d'attentions pour les personnes qui ont des problèmes physiques, gardez-la..... Une trentaine de commentaires sont du "même tonneau" !
C'est là, vraiment, que j'apprécie mon travail de guide, leur avoir apporté des explications sur la région qu'ils visitent (petites histoires et grande Histoire, toujours être à l'écoute, n'oublier personne, leur sourire...)
Toute cela est notre récompense. Tous les jours, nous apprenons, nos collègues et moi, que nous devrons accomplir de nouvelles tâches, la grogne monte !!! Le balai déplait à certains, le port des bagages aussi.... Je pense aux propositions qui m'ont été faites avant le début de la saison : sept mois dans une banque, guide-accompagnatrice pour des voyages à l'étranger, guide-accompagnatrice pour des missions ponctuelles en Haute Savoie..... Si j'avais su ! Mais bon sans explications de l'employeur, je ne pouvais pas deviner.
On apprend que tous les ans, c'est la même chose, la révolte apparait au bout d'une semaine, quinze jours. Pour nous, cela a été un mois !!! Nous comprenons mieux pourquoi chaque année, le personnel est nouveau !
Allez on continue son petit bonhomme de chemin !!!!
12:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2008
l'autre face d'un hôtel trois étoiles...
L'imaginaire donne une image d'organisation et de qualité d'un hôtel trois étoiles. Ses employés sont parfois considérés dans la profession comme des chanceux par rapport à "l'hôtel de la gare"... Me voici propulsée dans ce monde "de luxe" comme accompagnatrice de touristes d'un certain âge, voire d'un âge certain !! L'entretien avec le le patron me laissait entrevoir une organisation parfaite, des tâches parfaitement définies, des plages de repos régulières et le moindre détail était même prévu et vanté (récompenses au conducteur et à l'accompagnateur par des petits cadeaux lors de nos passages chez certains commerçants avec nos groupes).
Oh, désillusion ! Ce qui va suivre pourrait figurer comme définition de ce substantif dans n'importe quel dictionnaire de collégien. Les plannings arrivent à la dernière minute avec des changements in-extrémis de l'accompagnateur de tel ou tel groupe, orchestrés par un responsable agité et colérique. Celui-ci semble visiblement dépassé par les évenements et affublé d'une casquette de chef bien trop grande pour son périmètre cranien.
Un autre exemple, le repos compensateur généreusement octroyé (un jour tous les cinq jours) se résume à quelques heures coincées entre le départ matinal du groupe quittant l'hotel et l'arrivée du prochain groupe. A chaque départ et arrivée, je me transforme en bagagiste (sans costume) et doit pousser avec entrain le chariot lesté de lourdes valises pour les déposer devant les chambres des clients. Je dois, également, parcourir les étages compte-tenu de la configuration de l'hôtel (il y a deux ailes et quatre étages). Le pot d'arrivée, où je fais de la figuration car mon supérieur est le chef d'orchestre incontestable et incontesté de cette manifestation, ce qui me relègue au rôle de "potiche" qui aura pour mission finale de desservir les verres, essuyer les tables et ranger les chaises après le départ des convives.
Dans d'autres situations, je suis amenée à balayer des salles, jouer les déménageuses de tables et de chaises entre différentes salles, animer les soirées où notre chef de droit divin a prévu quelques sketches de son cru dont le pouvoir humoristique est proche du néant. Lorsque se terminent ces soirées toutes entières à la gloire et au professionnalisme (! ?), du responsable des guides, je dois encore, telle Cosette, ranger, nettoyer et remettre la salle dans l'état où je l'avais trouvée (comme les cuvettes des wc...). Tout celà est vécu comme à l'armée : l'ordre (quand il arrive...) laisse pré-supposer l'arrivée d'un contre-ordre qui sera à exécuter sans moufter.
L'insubordination conduit à une explosion de colère de notre caporal, les dites explosions survenant même en l'absence de tout ordre ou consigne (pas comme à la gare...)
Les petites consolations (les petits cadeaux précédemment promis) sont passées directement au crédit de notre cher hôtelier. Ces lots alimentent les gains du loto que j'anime avec une régularité digne de la française des jeux.
Pour la première fois, moi qui attend toujours avec impatience le début de ma saison et ne la trouve jamais assez longue, j'attends, cette fois-ci, la fin de mon contrat et ne postulerai plus pour un tel établissement !!!!
17:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.04.2008
Est-ce qu'il picole ?
Me voici de retour avec mon groupe très sympathique, dernière journée d'excursion passée dans la bonne humeur avec de charmants touristes... désargentés mais charmants (le pourboire ne sera pas lourd : 50 euros pour 43 personnes ! ) mais bon, le principal est qu'ils aient passé de bons moments et que je sois récompensée par leurs petits mots sympas, leurs sourires...
Ah voici Maurice qui nous attend sur le parking de l'hôtel, dansant la gigue... Il est parfois bizarre... Les animations menées par Maurice sont du genre club Med, tutoiement de rigueur (avec les papys et mamies qui frôlent les 80 ans...) les danses typiques du club, les jeux de bofs...
Nous avons interdiction de boire de l'alcool durant le service. On nous a octroyé quelques bons de consommations mais des consos sans alcool ! Maurice, lui, planque quelques bière dans son camping-car et se fait rincer de temps à autres par ses groupes...
Et aujourd'hui, je lis avec amusement la fiche d'appréciation indiquant : Maurice est très peu sexy. Est-ce qu'il picole ????
No comment.... Quelle ambiance dans cet hôtel. On peut écrire un livre... Quelques notes sur mon blog suffiront...
15:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.04.2008
Femme toutes mains
Rentrée de mes jours de congés octroyés par mon responsable du fait qu'il n'y ait pas d'autocar pour moi, j'apprends qu'il me sera retenu trois jours de congés et que je dois être satisfaite que l'on ne m'en enlève pas quatre ! Quelle belle négociation !
Maurice, mon responsable s'est fait quelque peut tancer de ne m'avoir pas procuré du travail lors de ces temps "libres". En effet, la pratique locale consiste à occuper les guides sans groupe a, par exemple, nettoyer des locaux, porter des chaises et des tables... Je redoute le jour où l'on me confiera l'immense responsabilité de récurrer les plats ou de nettoyer les toilettes...
Déjà que les pseudos jours de repos sont entamés par l'arrivée de nos groupes en soirée, avec aide au transport des bagages et pot d'accueil avec rizettes, desservir les verres et nettoyer les tables... Ma directrice, avec un grand sourire, cherche à savoir si je souhaite, comme Maurice, dire aurevoir à mon groupe, ce qui signifie porter les bagages afin de ne pas faire intervenir le personnel technique qui normalement assume ce type de transport ! Ma réponse fut immédiate : non !
Fort heureusement, elle m'a répondu que j'étais dans mon droit. Est-ce pour cela que Maurice qui s'est reposé trois jours (a brassé de l'air en semblant toujours très occupé...) m'a demandé, avec son sourire ambigu, de le remplacer ce soir pour le portage des bagages de son groupe....
Depuis que j'exerce ce métier, j'ai toujours eu des jours de repos entre deux groupes et l'on ne m'aurait jamais fait de propositions aussi grotesques. Mon collègue, Nicolas, qui est rentré avec une heure de retard, bien que n'ayant pas de groupe, s'est vu retirer une demie journée... Ménages et paperasses l'attendaient durant quelques heures d'occupation, prétexte pour l'occuper durant ces journées.
Je pense que mon patron a fait sienne cette devise : l'oisivité est mère de tous les vices !!!
Prochain épisode, qui sait peut-être l'apprentissage de la plonge !!!!
19:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.04.2008
Dans le luberon, on peut voir Le pachyure étrusque
L'animal ne mesure que 7 cm, queue comprise, pour un poids record de 2,5 grammes.
Cette minuscule musaraigne européenne est dotée d’un métabolisme extraordinaire. Plus un mammifère est petit et plus il perd vite sa chaleur interne.
Pour un animal qui ne dépasse pas dans certains cas les 57 mm de long, le défi consiste à brûler sans cesse une grande quantité de calories pour maintenir sa température.
En conséquence, cet animal possède un sang qui renferme plus d’oxygène que tout autre mammifère (24,2 ml pour 100 ml de sang).
Son cœur, deux fois plus lourd que la normale, bat à une vitesse stupéfiante : de 15 à 23 coups par seconde !

12:18 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.04.2008
Me voici guide de deux autocars...
Surprise, un 4ème groupe est arrivé. Nous sommes trois guides.
Quelle solution ?? Nous devons, "Je me la pète" et moi décider qui guidera ce groupe en plus des nôtres. Je laisse à mon collègue le guidage de ces directeurs d'agence de voyage qu'il faut brosser dans le sens du poil.
Je me retrouverai avec deux autocars, 67 personnes en tout, à guider dans Saint Rémy de Provence et aux Baux ainsi qu'à Gordes.
La visite à Saint Rémy et aux Baux se passe bien. Je saute d'un autocar à un autre. Le lendemain, Nous allons au musée de la lavande, Gordes et arrêt photo abbaye de Sénanque.
L'heure de rendez-vous est fixé à 10 h, impossible d'être à cette heure en faisant un tel circuit, me demande qui fixe les rendez-vous, quelqu'un qui est devant son ordinateur et non sur le terrain... Je change l'heure de rendez-vous et la fixe à 9h 1/4 en début d'excursion, nous en sortirons à 10h40, le temps que tous les touristes se chargent de produits à base de lavande fine censés apaiser les jambes lourdes, à faire dormir, à destresser (je devrais en prendre quelques gouttes...)
Arrivés à Gordes, surprise, c'est le jour de marché : interdiction de déposer nos chers têtes blanches au centre du village, nous devons retourner au parking bus à près de 400 m. Les papys et mammies se fâchent, trop loin, le temps imparti est trop juste... Je me fais vilipender par certains qui ne peuvent guère se déplacer et posent leurs délicats postérieurs sur le premier banc venu. Je rage, aucune information de la part du personnel de l'hôtel. Bien entendu, c'est moi qui en subit les frais...
Mon chauffeur enfonce le clou : pas étonnant avec un guide qui ne connait pas la région, elle aurait pu déplacer cette excursion l'après midi. Ah bon ! et comment ? les rendez-vous dans des entreprises locales sont prises cet après-midi. Il m'est interdit de changer les programmes des excursions.
Rentrée à l'hôtel, je fais part de mon mécontentement ainsi que celui de mes touristes. La jeune femme de l'accueil (un ancien adjudant... enfin j'exagère, a fait l'école de gendarmerie) me rétorque que j'aurais du m'informer des dates des marchés, que les jeunes guides qui étaient là l'année dernière se sont débrouillés tout seul eux (j'avais entendu quelques jours auparavant que ceux-ci, novices, n'osaient rien dire et gobaient tout ce que l'on leur demandait) Elle me montre la liste des marchés sous une pile de papiers dans une banette enfouie au milieu de paparasserie. J'aurais du savoir que cette liste existait, j'aurais du savoir que quand il y a marché à Gordes, il est interdit de traverser le village... le ton monte, elle m'énerve, sa mauvaise foi, son manque de communication me déplait fortement. Enfin, je laisse tomber, j'informe mes collègues dont "je me la pète" de ce problème, ils me remercient chaleureusement de les informer afin que pareil incident ne se renouvèle pas...
Quels imprévus me réservent cette saison ????
La suite au prochain programme....
16:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Lors de mes périgrénations, j'ai photographié ce personnage....
10:12 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.04.2008
Voici votre chambre !!!
L'accueil est un peu froid. Voici votre chambre ! derrière la femme au visage un peu revêche, des garages aux lourdes portes en bois. Devant l'un d'entre eux, du linge sèche. Une envie de faire demi-tour me prend. Je dois faire face à mon impulsivité qui m'a parfois joué des tours.
Ma chambre : un garage aménagé.
L'intérieur se révèlera un peu plus sympathique : peintures fraîches, sanitaires (douche, lavabo et wc neufs), un grand lit, des draps propres, rien à redire....
Pendant que j'emménage ma chambrette, un bruit de moteur attire mon attention, j'entends le même discours qui m'a été donné un peu plus tôt, la femme désigne à mon collègue sa chambre-garage à côté de la mienne. Curieuse, je regarde qui est le nouvel arrivant, mais je le connais !! c'est un jeune guide que j'ai eu l'occasion de cotoyer dans l'Aveyron, guide de l'hôtel en face du mien. Je l'avais trouvé un peu prétentieux, un peu : "je suis le plus intelligent, le plus beau, le plus fort". La suite ne me fera pas changer d'avis.
Le refectoire est une banale pièce dans un sous-sol sans ouverture. Je devrai courir après le café le matin, un bout de pain, de la confiture que j'arriverai à trouver après enquête auprès des cuistots ou serveurs. Les dîners seront à peu près du même acabit. Les déjeuners, eux, seront servis copieusement en compagnie des femmes de chambres, du personnel technique, de la plongeuse.... Tout ce petit monde ne se mélange pas...
Le directeur : où est-il, tiens c'est lui : en survêtement, une casquette pleine de peinture sur la tête ou parfois arborant la coiffe du chef de cuisine : l'homme à tout faire, effacé et gentil. Son épouse est la femme au visage fermé qui m'a reçue et qui s'avérera beaucoup plus sympathique qu'au premier abord, autoritaire mais juste.
Mon premier groupe arrive, des parisiens, dur-dur les parisiens, pas très aimés des provençaux. Maurice présente son équipe, mon jeune collègue lui piquera le micro pour présenter deux excursions facultatives, intervention que j'apprécierai modérement, nous sommes deux guides accompagnant le même groupe scindé dans deux autocars, il n'a pas à se mettre en avant.
Maurice comprendra ma désapprobation et à l'arrivée d'un autre groupe gardera le micro en main afin que pareil incident ne se renouvelle pas. Jeune coq en fera d'autres mais tancé par Maurice, se montrera un peu plus raisonnable.
J'aurai stressé à mort : itinéraires mal reconnus lors de notre formation (à l'envers ou comme les shampooings : du deux en un, c'est-à-dire, trois excursions dans la même journée en n'empruntant pas les routes que nous devons prendre avec l'autocar), commentaires pas entièrement dans ma petite tête, j'aurai pêché par vouloir trop leur en montrer : certains fatigués marqueront que je marche trop vite... Pendant ce temps, jeune coq se pavane : "Comment tu es stressée, moi, non !"
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