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20.04.2008

l'autre face d'un hôtel trois étoiles...

L'imaginaire donne une image d'organisation et de qualité d'un hôtel trois étoiles. Ses employés sont parfois considérés dans la profession comme des chanceux par rapport à "l'hôtel de la gare"... Me voici propulsée dans ce monde "de luxe" comme accompagnatrice de touristes d'un certain âge, voire d'un âge certain !! L'entretien avec le le patron me laissait entrevoir une organisation parfaite, des tâches parfaitement définies, des plages de repos régulières et le moindre détail était même prévu et vanté (récompenses au conducteur et à l'accompagnateur par des petits cadeaux lors de nos passages chez certains commerçants avec nos groupes).

Oh, désillusion ! Ce qui va suivre pourrait figurer comme définition de ce substantif dans n'importe quel dictionnaire de collégien. Les plannings arrivent à la dernière minute avec des changements in-extrémis de l'accompagnateur de tel ou tel groupe, orchestrés par un responsable agité et colérique. Celui-ci semble visiblement dépassé par les évenements et affublé d'une casquette de chef bien trop grande pour son périmètre cranien.

Un autre exemple, le repos compensateur généreusement octroyé (un jour tous les cinq jours) se résume à quelques heures coincées entre le départ matinal du groupe quittant l'hotel et l'arrivée du prochain groupe. A chaque départ et arrivée, je me transforme en bagagiste (sans costume) et doit pousser avec entrain le chariot lesté de lourdes valises pour les déposer devant les chambres des clients. Je dois, également, parcourir les étages compte-tenu de la configuration de l'hôtel (il y a deux ailes et quatre étages). Le pot d'arrivée, où je fais de la figuration car mon supérieur est le chef d'orchestre incontestable et incontesté de cette manifestation, ce qui me relègue au rôle de "potiche" qui aura pour mission finale de desservir les verres, essuyer les tables et ranger les chaises après le départ des convives.

Dans d'autres situations, je suis amenée à balayer des salles, jouer les déménageuses de tables et de chaises entre différentes salles, animer les soirées où notre chef de droit divin a prévu quelques sketches de son cru dont le pouvoir humoristique est proche du néant. Lorsque se terminent ces soirées toutes entières à la gloire et au professionnalisme (! ?), du responsable des guides, je dois encore, telle Cosette, ranger, nettoyer et remettre la salle dans l'état où je l'avais trouvée (comme les cuvettes des wc...). Tout celà est vécu comme à l'armée : l'ordre (quand il arrive...) laisse pré-supposer l'arrivée d'un contre-ordre qui sera à exécuter sans moufter.

L'insubordination conduit à une explosion de colère de notre caporal, les dites explosions survenant même en l'absence de tout ordre ou consigne (pas comme à la gare...)

Les petites consolations (les petits cadeaux précédemment promis) sont passées directement au crédit de notre cher hôtelier. Ces lots alimentent les gains du loto que j'anime avec une régularité digne de la française des jeux.

Pour la première fois, moi qui attend toujours avec impatience le début de ma saison et ne la trouve jamais assez longue, j'attends, cette fois-ci, la fin de mon contrat et ne postulerai plus pour un tel établissement !!!!

Commentaires

Penses plutut au contrat que tu vas signer le 12 juillet !!!!!!! C'est le plus important et le plus agreable !

Écrit par : marc | 20.04.2008

12 JUILLET ? 12 JUILLET ! n'y aurait-il pas un mariage dans l'air ?
Courage, les gros cons il faut les regarder droit dans les yeux, ils ne supportent pas.
Bises.

Écrit par : PLANET TAKA-YAKA | 20.04.2008

Et oui j'attends ce contrat qui nous liera Chouchou et moi avec impatience ! J'ai décidé d'essayer de prendre "les choses" de la meilleure façon possible

Écrit par : merise | 21.04.2008

Les commentaires sont fermés.