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29.10.2007

j'ai tourné la page....

Voilà deux jours à la maison, il faut réapprendre à faire la cuisine, s'occuper d'une maison.... On peut dire, on critique mais sept mois à manger au restaurant, à faire le strict nécessaire comme ménage dans son logement saisonnier et on a vite oublier le balai, les recettes de cuisine...

Après les vacances, j'ai un rendez-vous pour un poste de guide-accompagnatrice pour la saison 2008. j'ai postulé, également, pour un poste en CDI qui se situe plus dans l'organisation de séjours et la promotion d'une région.

Bilan de la saison 2007 : une légère amertume envers la direction de l'hôtel peu reconnaissante, une immense reconnaissance pour toutes les personnes que j'ai guidées qui m'ont écrit, une carte postale, des petits mots, un autographe sur un livre, des commentaires sur mon blog comme mes sympathiques ardennais, la rencontre de personnes très sympathiques, chaleureuses...

Mon défouloir : mon blog où j'ai écrit des notes sur des personnes atypiques, soit exceptionnelles pour leurs qualités de coeur ou tout le contraire, mesquines, inintéressantes au possible... Pour ces dernières, j'ai reçu quelques commentaires d'un certain JPA ou Malko (peut-être une seule et même personne) qui n'a pas compris que je puisse être blessée par un chauffeur sournois, puisse être choquée par un ou une présidente de club qui me roule dans la farine, détournant les pourboires donnés par les clients contents de ma prestation pour se les mettre dans la poche, que je puisse être énervée par un client qui me vomisse sur la tête après avoir trop bu... Je ne l'ai pas trop fait apparaître à toutes ces personnes là...

Mon blog, il est vrai, a été mon défouloir. J'ai toujours essayé d'écrire ces notes avec humour, peut-être n'y suis-je pas arrivée à chaque fois, la fatigue peut-être après de si longues journées de 12h ou 14 h.... Je pense à toutes ces personnes âgées qui ne peuvent se payer de vacances, faute de moyen ou un seul, le seul de leur vie, comme je l'ai vu à plusieurs occasions durant cette saison, j'ai essayé d'être la mieux possible pour eux et ils m'ont remerciée, leur sourire, leur chaleur humaine, c'est celà que j'apprécie le plus. Ce travail me plait pour toute cette reconnaissance, cette chaleur humaine, une parcelle de bonheur que je peux leur apporter durant quelques jours.

Et vous qu'avez-vous pensé de mes notes sur mon travail de guide ? Avez-vous été choqué ? Vous ont-elles fait rire ? Pensez-vous que j'ai exagéré ? J'attends vos commentaires...

27.10.2007

La quille !!!!

Ca y est, la saison s'est terminée hier après-midi sous le déluge, à la Couvertoirade. Guidage d'un groupe sur deux jours avec un peu de fantaisie dans le programme. Ca change ! Jeudi, nous sommes passés sur le Causse noir, enchanteur, sauvage, avec ses maisons aux lauzes de calcaires éparpillées (densité moyenne de la population sur les causses : 1,5 habitant au kilomètre carré !), quelques chevaux, de nombreuses brebis (de la race Lacaune, seule race autorisée pour fournir le lait nécessaire à la fabrication du fromage de Roquefort), un tour de petit train à Montpellier le Vieux, site ruiniforme où a été tourné un des épisodes de la Grande Vadrouille (lorsque Bourvil a Louis de Funès sur ses épaules et enjambe un muret...)

Nous avons du faire marche arrière sur une route qui nous emmenait dans un champ. Le conducteur, un ancien berger qui a gardé près de 1000 brebis, à cheval, sur le causse Noir, souhaitait revoir son ancien "territoire"... Nous avons déjeuné dans un restaurant où je venais pour la première fois, la truite était au menu et un bon fromage "qui pue" de brebis...

Nous sommes partis à 8h et quart et sommes rentrés à 19h30 en faisant un petit tour sous le tablier du viaduc de Millau. Le lendemain, c'était la visite des caves de Roquefort et la Couvertoirade, cité templière et hospitalière. J'ai accompagné une petite mammie toute frêle jusqu'à la cave de dégustation-vente, elle ne pouvait pas visiter les caves. Nous sommes devenues de grandes amies, avons échangé des confidences, elle m'a remerciée chaleureusement, m'a dit à plusieurs reprises que son grand âge lui donnait l'assurance de connaître les gens, qu'elle me trouvait très gentille, trop gentille peut-être, qu'il fallait que je fasse attention de ne pas trop en faire... Est-ce que j'arriverai à suivre ce conseil, je ne sais pas... C'est dans ma nature, j'essaie de leur apporter un bien être dans la totalité de leur séjour, d'être à leur écoute, de faire attention à chacun, de ne pas négliger le ou la timide, mais souvent, je suis désarconnée par le vindicatif, le grincheux, celui qui veut faire mal... J'aimerais être insensible à ce genre d'attaque mais malheureusement je n'y arrive guère.

Le jour du départ, je n'ai même pas vu mon patron, aucun témoignage de sympathie, aucune parole de reconnaissance de la part de la responsable de l'hôtel, bien contents pourtant que tous les groupes soient partis satisfaits de leur guide... Nous sommes un élément essentiel du bien être de ces groupes (ce qui est bien mentionné dans la charte des guides-accompagnateurs) qui m'a été remis au début de la saison. Et pourtant, la reconnaissance, je l'ai eue, amplement, par les personnes que j'ai accompagnées mais par la direction de l'hôtel, je n'ai eu qu'indifférence, voire mépris....

14.10.2007

Le Kopi Luwak

Le Kopi Luwak, quelle définition pour ce mot qui rapporterait beaucoup au scrabble surtout en le mettant sur une case « mot compte triple » mais qui rapporte beaucoup au ramasseur ?

Imaginez que comme chaque matin, vous vous rendiez dans votre bar préféré et habituel pour prendre une boisson qui vous réveille les neurones et vous donne du tonus pour toute la journée. Toujours comme d’habitude, vous hélez le serveur et lui demandez un café mais le meilleur possible car vous avez devant vous une journée dure à affronter. Il vous apporte une tasse d’un breuvage aussi noir que brûlant et vous dit « aujourd’hui, cela vous fera 20 euros » Heureusement que vous n’aviez pas encore entamé la dégustation du précieux breuvage ! Deux solutions s’offraient à vous, l’étouffement à l’annonce du tarif pratiqué ou une régurgitation de fort mauvais aloi (c’était peut-être la raison de mon shampooing évoqué dans une précédente note….).

Comme vous venez de le pressentir, le Kopi Luwak est un café, le plus cher du monde que vous pouvez trouver à Bali. Son prix est de plus de 1000 dollars le kilo, ce qui explique que Marcel, votre barman préféré, vous ait demandé l’équivalent du prix de cinq whiskies pour votre petit noir habituel. Pourquoi un tel prix me direz-vous ? Le cheminement d’une graine de café en est la raison. En effet, le Luwak (petite civette asiatique) qui vit dans les caféiers, mange les grains de café mais ne parvenant pas à les digérer, les rejette tels quels !

Tels quels ? Non, pas tout à fait en réalité, et c'est là tout le secret d'un délicieux Kopi Luwak. Lorsque les grains passent dans le système digestif de l'animal, ils subissent une sorte de fermentation du fait de l'action d'enzymes et d'acides gastriques qui décomposent certaines protéines en plus petites molécules. Résultat : une saveur douce incomparable… mais rare, la production de ce café se limite à 230 kg par an ! Pas toujours facile de tomber sur les excréments du Luwak et ne pas se tromper de crottes. Ne pas oublier, non plus, un lavage actif et un rinçage vigoureux avant torréfaction ! Vous pouvez essayer de faire ingurgiter quelques grains de Jacques Vabre ou mieux de Grand-mère à votre animal de compagnie préféré mais il subsiste un doute sur le résultat que vous obtiendrez ! La civette que vous avez dans votre jardin risque, également, de ne pas produire l’effet attendu !

Allez bon café !!!!

10.10.2007

Une mamie dynamique

Elle est derrière moi, blonde, peut-être 70 ans, vive, toujours devant les autres, habillée jeune sportive, le visage peu ridé, la replique prompte.... Une mamy alerte !!!

Elle mange peu, fait attention à sa ligne et à sa santé m'a-t-elle dit, "attention, on creuse sa tombe avec sa fourchette". Je me dis qu'il faut que je continue mon régime, 3 kilos de perdus, il ne faut pas que je cède à la tentation de la succulente tarte aux myrtilles au restaurant de la Jonte ou au fromage blanc arrosé d'armagnac de la ferme auberge, les petits apéros offerts par les restaurateurs.... Je vivrai ainsi, peut-être longtemps et surtout en bonne santé !!!

Elle monte dans le car, toujours aussi vive, son rouge à lèvres impeccable. "Je viens de téléphoner à mon fils pour lui souhaiter son anniversaire, il a 70 ans aujourd'hui !" Comment ??? 70 ans ??? Vous ne vous trompez pas par hasard ???

Et bien non, la mamy a 91 ans !!! Je n'en crois pas mes yeux ! Elle me dit qu'elle n'en revient pas de ses compagnons de table qui n'en n'ont jamais assez dans leur assiette et qui se gavent....

Merci Mamy avec tes 91 printemps de jeune fille, je vais suivre ton conseil !!!!

05.10.2007

ouah la fréquentation de mon blog !

Je présume que je suis loin derrière certains, mais mon blog atteint les 180/200 visiteurs par jour. C'est sympa ! J'ai choisi d'être anonyme sur ce blog, pas de photo de moi mais mes bloggueurs préférés me connaissent, j'ai déjà participé à des petites fêtes sympas !

En 2005, j'ai accompagné des groupes pour un autocariste connu, en autocar et en aérien. J'avais envie de voyager sans avoir à débourser quoi que ce soit et pensait que ce métier pouvait me plaire. J'ai vite déchanté !

Aucune formation de la part de l'employeur, un dossier et me voilà lâchée dans des pays où je n'avais jamais mis les pieds. Ce n'est pas évident, parfois les conducteurs ne nous apportent aucun soutien, au contraire, sont heureux que nous nous plantions. La débrouillardise est le maître mot ! J'ai eu des conducteurs très sympas qui m'ont aidée, indiqué les directions à prendre pour emmener le groupe au restaurant, à l'embarcadère, etc...

Mes frais de déplacements ne m'étaient pas remboursés. Je partais accompagner des groupes de Marseille, mes frais de trajet Montpellier/Marseille pesaient lourds sur mon budget. J'accompagnais, également, des groupes au départ de Lyon, idem en ce qui concerne mes frais ! En aérien, pas trop de problèmes, il faut savoir gérer un rapatriement, un incident, s'imposer à l'hotelier pour faire un changement de chambre, etc... Un guide et un conducteur sont là pour le séjour.

L'accompagnement en autocar pour des missions à l'étranger est une autre paire de manches : je suis l'accompagnatrice qui commente sur l'itinéraire (il faut préparer une solide documentation pour l'itinéraire en France et à l'Etranger) qui dirige le groupe et qui fait face à tous les problèmes qui peuvent survenir au cours du séjour. Pas évident de diriger le groupe quand le conducteur ne nous donne aucune précision sur l'endroit où nous rendre, accapare le dossier et ne veut pas que l'on y donne un coup d'oeil ! Cela m'est arrivé malheureusement, j'en ai réalisé une note il y a quelques temps, pas évident quand il nous dit : "Tu n'as qu'à aller tout droit, c'est là ! et en fait le là est à peu près à 2 kilomètres et pas vraiment tout droit !" J'ai fait deux accompagnements sur des croisières sur le Rhin, le premier, je l'ai géré de façon correct et le deuxième, je connaissais pas mal de ficelles pour me débrouiller encore mieux ! C'est l'expérience du terrain, bien sur, qui nous permet d'être vraiment performants ! mais la première fois, on ne l'oublie pas !

Je préfère, de beaucoup, l'accompagnement autocar dans une province de France : j'ai été guide locale à Font Romeu. Je ne connaissais pas cette région avant ma saison, j'ai passé trois mois, 9 heures par jour pour préparer ma documentation, reperer les itinéraires avec mon véhicule personnel. Mes trois saisons se sont déroulées avec bonheur, les fiches d'appréciations ont toujours été bonnes et souvent très bonnes. Pour l'Aveyron, je ne connaissais pas non plus, j'ai préparé, également, une très bonne documentation et ma récompense est le sourire, les embrassades, les cartes que l'on m'envoie, les compliments et les pourboires !