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19.10.2010

Promenade à Saint-Guilhem le Désert

Nous nous étions promis, Chouchou et moi, de revisiter cette charmante cité que nous avions parcourue lors de notre première escapade sentimentale.

Par cette belle matinée ensoleillée, nous sommes arrivés sur ces lieux plein de charme où, si l'on fait abstraction des touristes envahissants, l'âme des templiers continue de flotter.

Un conducteur qui connaissait les lieux m'avait indiqué que les écrevisses étaient une spécialité locale...

Débarquant de notre chariotte à moteur, nous pistons (qui fait marcher la machine) les estaminets proposant ladite spécialité. Chance ! un restaurant à l'entrée du village l'affiche à sa carte. Nous nous dirigeons d'un pas assuré (ce qui ne sera pas le cas à la sortie) vers la salle en nourrissant le secret espoir de pouvoir déjeuner en terrasse avec vue imprenable sur les gorges de l'Hérault. La tenancière, avenante au demeurant, une grosse cinquantaine compensée par une jovialité débridée et une envie de retenir le client hors pair nous précise d'entrée de jeu que la terrasse est entièrement réservée (malchance...) mais que nous pourrons y prendre le café lorsque tous les autres occupants seront partis. Elle devait, donc, penser que compte-tenu de notre âge, nous aurions du mal à manger rapidement !

Installés à une table sympathique, après avoir piocher dans le copieux buffet de hors d'oeuvres, après que notre table fut enfin reconnue comme étant la 302 et non la 402 comme le croyait notre hôtesse volubile, un serveur zelé nous apporte les écrevisses sauce américaine que nous attentions impatiemment.

Ayant déposé les assiettes devant nos yeux ronds d'envie, il nous dit avec un sourire : " je vous apporte les bavoirs ". Nos regards se croisent, interloqués nous sommes !! le garçon aurait-il confondu les vifs presque quinquagénaires que nous sommes avec la charmante tête blonde, qui avait moins de trois ans et qui avait pris place à la table voisine ! trente secondes plus tard le garçon précédemment cité arrive avec deux bavoirs taille XXXXLLLL. Il me l'attache d'ailleurs fort complaisamment. Chouchou avec sa gaucherie habituelle (humour) tente de faire le noeud qui va bien derrière son cou.

Après quelques minutes de dégustation de ce plat savoureux au demeurant, nous nous sommes aperçus que la précaution était de fort bon aloi (comme aurait dit Maitre Capello) ... Cette fichue sauce avait une tendance naturelle à vouloir défier les lois de la gravité et à prendre certaines trajectoires horizontales qui auraient pu sans les boucliers dont nous étions dotés, maculer nos beaux habits du dimanche. Malgré la taille du bavoir, Chouchou a quand même réussi l'exploit de se tacher trois fois (deux fois à gauche et une fois à droite, ce qui fera plaisir à Ségo car il y a longtemps que la gauche n'avait pas gagné quelque chose...).

En résumé et pour faire un raccourci hatif, pour les écrevisses comme en Amour, sortez couverts !!!

PS : note publiée en 2007 qui a été écrite à deux mains (Chouchou et moi) et que j'aime particulièrement, d'où sa réédition !

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