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31.08.2007

Vacances : depaysement garanti et en France !

St-Georges de l'Oyapoque (Guyane)

Photos de Guyane :

http://973.online.fr/

Situé sur la frontière Est du département, au bord du fleuve Oyapock, Saint-Georges, 2 000 habitants environ, est maintenant accessible par la route achevée en 2004. Un pont reliera prochainement cette route au Brésil.

De Saint-Georges, il est possible, en remontant l'Oyapock en pirogue, de rejoindre, "Saut Maripa", un des plus beaux sauts de Guyane. De nombreux piroguiers vous permettent également de traverser le fleuve pour aller à Oyapoqué, village brésilien situé en face de St-Georges. Ce village ne présente pas d'intérêt touristique hormis le fait d'être ... au Brésil. C'est par contre une excellente base de départ pour partir visiter ce pays en bus. Prévoir tout de même de longues vacances... Vous pourrez ramener d'Oyapoqué de magnifiques poteries, vendues à des prix dérisoires ou pourquoi pas une pépite (en 1999 : 100 Frs le gramme, la mienne pèse 6 g, elle est estimée actuellement à 600 euros)

Tout près de St-Georges, vous pouvez également visiter Tampac, village Saramaka situé à 10 minutes de pirogue en aval (uniquement accessible par le fleuve). Les habitants sont venus là pour y construire des pirogues et sont restés. Un peu plus bas côté Brésil, nous trouvons le village de Taparabeau, peuplé d'amérindiens qui sont venus d'Awala Yalimapo, puis un peu plus loin toujours côté Brésil, Villa Nova, petit village, surtout peuplé de pêcheurs. Puis côté français se trouve le village de 3 palétuviers où demeurent quelques familles amérindiennes qui auparavant se trouvaient sur la Ouanary et la crique Toukouchi.

Coté brésilien, à Oyapoqué, un français, Stéphane CANDELA, tient un petit restaurant au bord du fleuve : "BEIJA-FLOR" - Rua Joaquim Caetano da Silva, 270 - 68980-000 OIAPOQUE (Bresil) - Tél : (0055) 96.521.13.68. Pour environ 10 €, vous aurez une entrée, une grillade (fillet de boeuf, côte de boeuf.... de très belle taille !) et un dessert. Goûtez également à la spécialité brésilienne la "Caïpirina", boisson à base de rhum brésilien, citron vert et glace pilée : 2 € et excellent (A consommer avec modération !).

Pour visiter la région de St Georges, un très bon guide : Thierry BELTAN. Tél 05 94 37 02 59 ou 06 94 22 66 79. Site Internet : http://www.oyapock-evasion.gf/. Il organise des sorties de 2 ou 4 jours avec visite d'Oyapoqué, des villages Saramakas et Amériendiens, saut Maripa, circuit en forêt.... tout compris avec hébergement en hôtel coté brésilien et repas. Sympa et efficace.

J'ai fait ce voyage en 1999 ! mais je suis allée à Saint Georges en petit avion de tourisme, survolé la forêt amazonienne, la route n'existait pas. Un souvenir inoubliable !!! L'année d'après, je suis partie en Floride : Mon rêve retourner en ??? Vous vous demandez ? En Guyane, La Floride ne me laisse pas un souvenir impérissable !

Des savoyards ! Je n'en ai jamais eu....

Groupe sympa, les mamans soignées, les papas la tête haute. Cela ne devrait pas trop mal se passer !

Tiens une grincheuse, on dirait une sorcière, courbée sur sa canne... Visite de la Couvertoirade, "Connaissez-vous le lac du Salagou" me demande une dame sympathique ! "Non, malheureusement, je n'ai pas encore eu le temps de me promener au lac du Salagou mais grâce à un blog (Ulysse) j'ai visité le site virtuellement !" "Vous avez un blog ?" me demande la dame ? "Oui, où je mets quelques photos de mes voyages et des notes" Vous pouvez donner l'adresse de votre blog ? Voilà que Grincheuse parle "Alors, vous allez nous parler de l'architecture de tout ce que l'on voit autour de nous ?" Très sympathique la dame ! Je m'exécute et commence mon exposé.

Mon blog ? Non ne veux pas donner l'adresse avec ce que je dis sur mes groupes ! Je ne l'ai donné qu'à mes chers Ardennais et à Maurice, mon Belge super sympa (qui fait partie d'un groupe que j'ai eu l'année dernière) Je la donne, aussi, mais rarement à quelques chauffeurs.

Visite de Rodez, la cathédrale au programme, je l'ai fait visiter que trois ou quatre fois l'année dernière mais j'ai bien étudié un petit bouquin que j'ai acheté auparavant. En période estivale, des étudiants bénévoles proposent leurs services pour une visite gratuite. L'année dernière, j'avais pensé qu'un groupe serait intéressant pour ces étudiants. Tout s'était bien passé. Me voici dans la cathédrale, le jeune étudiant est là encore cette année, il propose de diviser le groupe en deux. Les deux guides bénévoles font visiter la cathédrale durant une heure. Je constate avec satisfaction que le jeune guide a étoffé son discours. Fin de la visite, mon groupe sort, passe devant les guides, deux dames donnent une pièce à un guide, les autres détournent la tête. Honteuse pour eux,je mets dans la main de chacun des guides deux pièces d'un euro ... Me voici de ma poche ! Cela présume rien de bon, la présidente ne me dit rien qui vaille non plus !

Les quelques jours se passent avec Grincheuse que j'évite soigneusement et des personnes intéressantes et souriantes, une dame qui perd son dentier dans le lavabo de la ferme auberge. Le fils du patron à la pêche avec un morceau de bois, ouf ! le dentier est récupéré !

Avant-dernier jour, la présidente vient me voir en aparté, me donne 20 euros discrètement. Je la remercie chaleureusement, 20 euros pour une personne, c'est vraiment sympathique !

Dernier jour, elle revient discrètement, "Vous savez, nous sommes que 33 personnes, je n'ai pas eu de gratuité, celle-ci n'est donnée que pour 40 personnes" je prélève une somme sur le voyage pour les pourboires, je vais donner aux serveuses aussi" ! J'ai compris les 20 euros, c'est le pourboire de 33 personnes ! (les serveuses auront 30 euros) La somme prélevée sur le voyage n'aura pas été bien importante ! ou alors la dame serait-elle servie afin de financer son voyage ? Je ne le saurai jamais ! Sur le retour, j'ai droit à un "banc" des félicitations, des applaudissements. Je leur souhaite un bon retour, espère qu'ils ont passé un bon séjour et apprécié mes commentaire et j'évite de les remercier ! C'est leur troisième voyage de l'année et pas le dernier, Bon vent à vous !

C'était un groupe de retraités de La Poste.... des étrennes pour le calendrier à la fin de l'année ??? .... vais y réflechir à deux fois !

27.08.2007

Un groupe part, un autre arrive ! la routine...

Les sarthois sont partis, ouf ! à la hauteur de leur réputation (les guides sont unanimes) radins ! 14 euros de pourboires pour 47 personnes !!! Qui fait mieux !

Ouf, des alsaciens, sympas ! Les quatre jours passés avec eux ont été un délice, le président sympathique, pas de grincheux. J'ai eu la larme à l'oeil quand je les ai quittés à Frontignan. ils avaient comme dernière excursion : Pezenas-Sète-Frontignan avec la dégustation du muscat. Comme j'avais mon week end, j'en ai profité pour rester à Frontignan où m'attendait Chouchou.

Les pourboires ... Je garde le secret, ce n'est pas mon recors mais cela se rapproche de très près ! Du coup, j'ai invité toute la petite famille (recomposée) Chouchou et son fils Clément, mon fils Yohan au restaurant. Les mois de septembre et d'octobre s'annoncent dur-dur ! des groupes sans discontinuer, Chouchou muté à Grenoble fera 4h 1/2 de route pour venir me voir le week end. Week end où je travaillerai sauf un dimanche de temps en temps en octobre.

Vivement le mois de novembre, sous les cocotiers... nous partons aux Maldives le 4 novembre pour 10 jours, à nous les petits poissons, le sable blanc... Mais bon, il faut bosser avant pour faire quelques économies !!!

15.08.2007

Ce 10 juin 1944, tout est calme à Oradour sur Glane !

Dans les champs, les fermiers travaillent la terre, les enfants sont à l’école. Il y a trois écoles à Oradour, l’école des garçons, des filles et l’école enfantine. C’est un jour un peu particulier, toutefois. En effet, nous sommes le 10 du mois. Le 10, le 20 et le 30 du mois, certains produits spécifiques peuvent être vendus. Aujourd’hui, on peut acheter du tabac !

medium_2007_05200179.JPGA Oradour, on est assez loin de la guerre, on n’a pas trop de difficultés pour s’approvisionner, c’est la campagne : vaches, veaux, cochons, pommes de terre, etc… On n’ose pas trop écouter la radio de Londres : on pourrait être dénoncé par un voisin mal intentionné. medium_2007_05200178.JPG

Depuis quelques mois, quelques années maintenant, il y a un peu plus de monde à Oradour, quelques alsaciens, des mosellans, des espagnols, tout ces gens qui sont venus se réfugier dans ce petit coin tranquille du Limousin en zone libre. On n’a jamais vu un soldat à Oradour, ni de maquisards ! la vie s’écoule à peu près tranquillement… medium_2007_05200186.JPG

Ce jour-là, voici des soldats allemands (ils appartenaient à la division Das Reich composée à cette époque de nombreux slaves et quelques « malgré nous », ces alsaciens enrôlés de force)qui entrent dans les fermes, amènent les paysans dans le bourg, tout cela fait tranquillement. Il va y avoir une vérification d’identité ! Tout le monde doit se rassembler sur la place principale. Roger, un garçon lorrain de 8 ans qui a vu arriver la troupe a franchi la glane (la rivière) bien calme ce mois de juin. Sa maman lui a toujours dit : Si tu vois des soldats allemands, tu t’enfuis… Il part bien loin se cacher. Paisiblement, tout le monde se dirige vers la place principale.

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Rien à craindre ! On a rien à se reprocher, on ne cache personne ! pas de maquisards ! Pourquoi on s’inquièterait ! Et puis ces gamins âgés de 16 à 19 ans qui composent cette compagnie n’ont pas l’air inquiétant ! Quelques familles toutefois se réfugient dans les cabanons des jardins : ils ont aidé ou caché des juifs, sait-on jamais, ils pourraient être dénoncés ! Des jeunes gens qui pensent au S.T.O. font de même. Sur la place, on trie les villageois : les femmes et les enfants d’un côté, les hommes de l’autre. On divise les hommes par petits groupes, enfermés dans des granges, les allemands se couchent en position de tir devant les portes. Les femmes et les enfants sont emmenés dans l’église du village.
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Dans une grange, un groupe un peu plus important d’hommes : une soixantaine. Ils discutent, on parle du match de foot du lendemain. Pourquoi s’inquiéter ! On a rien fait ! Dans l’église, les allemands installent une machine en plein milieu de la nef. Qu’est-ce que cela peut bien être ? Ils ferment la porte ! L’inquiétude monte ! un gaz s’échappe ! la machine trop surchauffée explose, les vitraux cassent en mille morceaux, on se précipite sur la seule porte à droite de la nef, on pousse, pousse ! la porte s’ouvre vers l’intérieur. Pris de panique, on pousse dans le sens contraire ! les allemands craignent des fuites, ils tirent dans le tas ! Madame Rouffranche pose une petite échelle derrière l’autel. Elle l’a trouvée derrière l’autel : elle sert à allumer les cierges en hauteur. Le vitrail central de derrière l’autel a explosé, elle s’élance, atterrit dans des fourrés 4 mètres plus bas. Une jeune femme et son bébé font de même, elle lance l’enfant. L’enfant pleure, ses cris attirent les allemands qui accourent. Ils tuent la mère et l’enfant, blessent profondément Madame Rouffranche. Ils la laissent pour morte. Elle se réfugiera plus tard dans les petits pois du jardin voisin et sera sauvée de nombreuses heures plus tard. Elle aura passé la nuit dans le jardin, perdant son sang. Pendant ce temps, dans l’église, les cadavres s’amoncellent, 1 mètre de cadavres devant la petite porte ! Les allemands mettent le feu. La chaleur est intense ! On retrouvera plus tard la cloche de l'église qui aura fondue !. Environ 400 femmes et enfants périront dans l’église. Devant les bâtiments où ont été rassemblés les hommes, les allemands tirent ! Compte-tenu de leur position couchée, les balles atteignent les jambes et le ventre. Les hommes s’écroulent et seront achevés. Seuls, six hommes en réchapperont, protégés par les cadavres. Un sera repéré et abattu dans une rue (le garagiste). Les allemands brûlent les maisons avec des grenades incendiaires, du phosphore. Ils n’utilisèrent probablement pas le lance-flammes de triste mémoire. medium_2007_05200191.2.JPG Les granges étaient garnies de fourrage, le bois était entreposé près des maisons. Tout cela contribua à faciliter l’embrasement du village. Les allemands ont commencé à incendier le village vers 16 h et à 19 h, tout était fini. Ils partirent dans un village voisin sauf une dizaine de SS qui s’enivrèrent toute la nuit ! Ceux qui étaient partis ont également fait ripaille et bu plus que de raison ! Oradour a vu partir les derniers soldats le 11 août vers midi. A ce moment-là, les habitants des alentours qui avaient été alertés par les tirs et l’incendie purent entrer et découvrir ces atrocités sans précédent. 642 victimes au total dont 193 enfants dont le plus jeune avait à peine 8 jours.

medium_2007_05200198.JPGQuelques jours plus tard, on découvrit des cadavres de femmes dans un puits. Elles étaient en état de décomposition et l’on décida de fermer le puits à jamais qui devint leur sépulture.
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Le sous-lieutenant SS, Heinz Barth, qui dirigeait la division Das Reich est mort le 6 août bien paisiblement dans son lit. Lors de son procès en Allemagne, il ne regretta qu’une chose, qu’il y eut des survivants à Oradour, la mission n’avait pas été totalement une réussite. Il affirma aussi qu’Oradour sur Glane avait bien été l’objectif planifié (ils savaient qu’ils n’auraient affaire à aucune résistance de la part de la population mal informée). La division avait des cartes précises remises par la Milice. medium_2007_05200192.JPGMadame Rouffranche est décédée il y a quelques années. Elle était âgée de plus de 90 ans. Il reste encore des survivants d’Oradour sur Glane. Dans le cimetière d’Oradour, les photos nous rappellent ces familles décimées….

14.08.2007

Dring-Dring ! Personne à l'horizon ?

Chambre de passage, un froid de canard, me voici avec une charmante nuisette bleue ! enfn, plutôt une infâme tunique d'hôpital, les fesses à l'air dans une chambre de passage d'une clinique des environs de Montpellier. J'ai choisi cette clinique d'après les conseils de mon médecin : personnel sympa, chirurgiens au top, etc... Chirurgien au top ? vu les 200 euros de dépassement d'honoraires, j'espère qu'il le sera réellement ! petite visite à l'anesthésiste : espère qu'il sera au top aussi : 120 euros de dépassement d'honoraires. Vérifie dans mon contrat de mutuelle, bien entendu, elle ne rembourse pas les dépassement d'honoraires !

Tant pis, je vais être choyée, je suis opérée à la date que j'ai choisie, période où il n'y a pas de groupe à l'hôtel, cela arrange tout le monde, mon employeur et moi-même ! Bon, me revoila avec ma jolie nuisette bleue, ais-je dit ! "Charmante infirmière" arrive avec ses calmants. "Vous allez être opérée vers 13 h et non vers 11h comme prévu !" Je m'endors par intermittence, j'ai froid. Cela me fait penser à la pub, vos paupières sont lourdes, un baillement, un choc, vous êtes mort ! J'ai froid !

Transportée sur le brancard en direction de la salle d'opérations, j'ai la force d'articuler ces quelques mots : j'ai froid ! On me met quelques instants plus tard une couverture chauffante. Tout se passe bien, me réveille sans problème, Chouchou pas prévenu du retard de mon opération arpente les couloirs inquiet ! Il trouvera le chirurgien, les cheveux mouillés de sueur qui le rassura, tout s'est bien passé ! Voici la perf, voici le chirurgien : "Vous sortez demain, tout s'est divinement bien passé, j'ai fait un joli film que j'ai montré aux infirmière! vous avez une très jolie colonne ! Ah bon, j'aurais préféré avoir une belle chute de reins... mais bon après tout, peut être est-ce la même chose !

Je sonne l'infirmière. "Dring-Dring" arrive 3/4 h plus tard. Heureusement que je n'étais pas tombée du lit. Veut me mettre le bassin, ca va pas, non ! je peux y aller toute seule ! Comme j'ai indiqué au chirurgien que je veux sortir le jour même, l'aide-soignante me dit qu'elle va avertir l'infirmière qu'il faut m'enlever la perf pour que je puisse me laver, attendrai encore 3/4 h avant de sonner. Personne à l'horizon ! Dring-Dring : 3/4 h d'attente ! Ce sera un va et vient dans ma chambre, repas apporté puis disparu, réapparaitra quand j'aurai sonné vers 13h affamée, quand même ! parait-il que je n'étais pas dans ma chambre ! ah bon, j'étais probablement partie faire mes courses au supermarché du coin avec ma perf ! J'aurai gardé la perf toute la matinée qui ne s'écoulait pas dans mes veines, la poche était toujours remplie ! Je sortirai enfin, passerai à la caisse, réglerai la facture : deux jours de chambre particulière. Je ne suis restée qu'une nuit mais n'étant pas sortie avant 10 h, je paie deux jours. Ce n'est pas comme à l'hôtel, on paie les jours et non les nuits !

Ah court séjour dans une clinique des environs de Montpellier ! Sortie avec une rhinopharyngite d'avoir eu trop froid, délestée de 450 euros non remboursés et avec quatre charmants petits trous dans mon corps de rêve !!!! Je reprends le boulot dimanche !

03.08.2007

Mardi, je me sépare de....

Mardi, je me sépare de ma vésicule biliaire ! Quelques jours avant ma saison, au restaurant avec Chouchou, en train de déguster des seiches à la plancha (mon plat préféré), une douleur sous la poitrine, à droite ! Plus possible de manger. Chouchou se précipite m'acheter des Rennies (je ne sais plus si cela s'écrit ainsi)..

Je décide d'aller voir le médecin le lendemain, fortement incité par Chouchou ! (je n'aime pas aller chez le médecin, attendre dans une salle en lisant des magazines ineptes mais en étant après intarissable sur la vie de Truc Muche, la lolita du moment m'est guère supportable !) Allez, on m'envoie faire des analyses de sang. Oh les Gamma GT : une vraie alcoolo ! atteint les 840 ! Et bien d'autres indications hors normes. J'ai une jaunisse (les yeux jaunes, tout est jaune... )

Après radio, IRM, le diagnostic tombe : calculs dans la vésicule biliaire ! Voila bien que j'ai une bourse remplie de cailloux ! j'aurais préférée une bourse remplie de pièces d'or, mais on ne choisit pas !

Remède : l'opération ! Pas envie, j'ai mon contrat saisonnier qui débute !

J'attendrai !! Mon médecin me conseille de ne pas attendre trop longtemps, c'est vraiment risqué ! Quand je l'entends au cours de visites imposées, j'ai l'impression qu'il me croit au fin fond de l'Alaska, toujours sur les routes... Enfin, quoi, ne suis qu'une guide accompagnant des papys-mamies dans l'Aveyron, la France Profonde. C'est quand même pas le bout du Monde !!

J'ai attendu un trou dans mon planning : le voici début août : Mardi je me sépare de ma vésicule : comme me l'a dit le chirurgien : 1h de décollage, 1h1/2 d'opération et 1 h d'attérissage (la moitié d'un trajet Paris/Pointe à Pitre) Alors à bientôt... après l'atterissage, en espérant que l'avion n'aura pas de problème technique !

Les moines copistes : des fainéants ? des profiteurs ?

Certains disent que les copistes étaient payés à la lettre, c'est pour cela que l'on a tant de lettres doubles dans la langue française, d'autres qui prétendent que le mot chevaux n'existait pas, on disait bien chevals dans l'ancien temps mais que les copistes pour alléger leurs tâches écrivaient ce mot (et bien d'autres aussi ! ) avec un x au pluriel, c'est ainsi que chevals est devenu chevaux !

Qu'en pensez-vous ? Voila ce que j'ai pu glaner sur le web, un travail de fainéant, être copiste ? Je dis non aux détracteurs !

Il y a différentes raisons pour un moine d'accomplir la tâche de copiste : certains ont le talent pour cela, d'autres, à cause de leur âge, de la maladie, etc. sont inaptes aux travaux pénibles (travaux des champs, par exemple), et se voient confier des tâches plus sédentaires, comme celles de scribe. Alcuin va chercher des moines dans les champs pour les détourner de leur ouvrage et les conduire au scriptorium, au prétexte qu' "étudier et écrire sont de plus nobles occupations". Dans tous les cas, le copiste ne doit pas troubler le silence du scriptorium, ne fût-ce que par le grattement de sa plume sur le parchemin.


Certains copistes sont de véritables tâcherons, analphabètes, parfois ! Cela peut paraître surprenant, mais le travail de simple copiste consiste à recopier un texte, pas toujours de le comprendre : il arrivait que des moines copiassent des textes sans savoir lire : le phénomène est connu depuis l'antiquité. Au Moyen-âge, le terme " pictor " (peintre) les désigne parfois, signifiant sans doute par là qu'ils dessinent les mots plus qu'ils ne les forment ! Ce devait être le cas quand l'abbé Paul commença de collecter des livres pour sa bibliothèque de Saint-Albans : il constata qu'aucun de ses frères écrivait assez bien pour l'aider, si bien qu'il dût remplir le scriptorium de scribes étrangers au monastère, engagés à la tâche. Il leur fournissait des vivres bien au-delà de ce dont ses propres moines profitaient et toutes ces provisions étaient apportées à ces scribes directement, de sorte qu'ils ne puissent retarder leur travail en s'éloignant de leur poste.

Il n'était pas rare que les plus hauts officiers d'une abbaye, sous-prieurs, prieurs, abbés fissent oeuvre de scribe. De plus, les savants de l'époque ne copiaient pas toujours d'illustres auteurs antiques, mais aussi leurs propres oeuvres.

Dynamisé par ce que l'oeuvre copiée lui rapportera de bienfaits célestes, le copiste avoue la pénibilité de son travail, à la fois dans le temps et dans l'espace. Ses conditions de travail, en effet, n'étaient pas très enviables, même si les copistes n'étaient pas tous à la même enseigne.


Les scribes qui travaillaient dans un scriptorium non chauffé se réfugiaient de temps en temps au chauffoir, où le feu ne s'éteignait point, et réchauffaient à la fois leurs membres gourds et leur encre gelée. Le chauffoir n'était pourtant pas toujours à côté du scriptorium et tout le monde n'avait pas la chance des moines de l'abbé de Jacob de Brabant qui, en 1276, fit construire un scriptorium autour du chauffoir, ce qui avait dû être une grande consolation pour ses scribes. Avec un tel scriptorium, Cuthbert, abbé de Wearmouth-Jarrow au VIIIe siècle, aurait évité d'écrire à un correspondant qu'il n'avait pas pu envoyer toutes les oeuvres de Bède (le Vénérable) que ses moines devaient copier pour lui, à cause d'un hiver précédent très rigoureux, qui avait paralysé les mains de ses scribes. Ce problème était récurrent dans les monastères du Nord de l'Europe

Le froid n'était pas la seule peine endurée par le scribe. Si certains moines copiaient une heure par jour, d'autres pouvaient manier la plume pendant six heures. Quand le commanditaire était pressé, rien n'empêchait le directeur du scriptorium de faire faire aux copistes des heures supplémentaires. Ludwig, moine en Bavière, au monastère de Wessobrun, copiant des commentaires de Saint Jérôme sur le livre de Daniel, a ses membres ankylosés non seulement à cause du froid mais aussi parce-qu'il écrit depuis le matin et que, pour finir la tâche de sa journée, il écrit le soir, à la lumière des lampes.


Et nous n'avons même pas parlé de la qualité du parchemin, qui laissait parfois à désirer et qui freinait péniblement le geste du copiste : " Le parchemin de ce cahier est lisse " dit l'un, " Ce parchemin par contre est velu " dit un autre. Ajoutons à ce propos que le copiste ne posait pas son bras pour effectuer sa copie, mais écrivait à main levée...source supplémentaire de fatigue et de douleurs !


Ce travail harassant fait dire à un scribe de l'abbaye Saint-Aignan d'Orléans :

"Faites attention à vos doigts ! Ne les posez pas sur mon écriture. Vous ne savez pas ce que c'est que d'écrire. C'est une corvée écrasante : elle nous courbe le dos, nous obscurcit les yeux, nous brise l'estomac et les côtes. Prie donc, ô mon frère, toi qui lis ce livre, prie pour le pauvre Raoul, serviteur de Dieu, qui l'a transcrit tout entier de sa main dans le cloître de Saint-Aignan."

Avec de telles conditions de travail, on comprend fort bien que certains scribes tentent de terminer leur tâche au plus vite, pour retrouver au monastère des tâches moins exténuantes, comme l'un deux, qui se vante d'avoir transcrit la loi salique en deux jours, ou un autre, qui dit avoir exécuté le commentaire de saint Augustin sur l'Evangile de Jean en sept jours, soit trente pages par jour. Précisons que le scribe écrivait en moyenne quatre in-folios par jour (un in-folio représente une feuille de 35 à 50 cm de hauteur et de 25 à 30 cm de largeur).


Dans tous les cas, le moine était persuadé qu'il accomplissait là une oeuvre que Dieu comptabiliserait quelque part à son crédit.


Enfin, quand les moines copistes ne voulaient plus endurer leur pénible besogne , il pouvait en venir à la "sous-traiter". Au quatorzième siècle, les moines de Corbie ont ainsi négligé le travail de copie, faisant appel à des bienfaiteurs pour engager des scribes professionnels (laïcs, probablement) dans le but d'augmenter le nombre des livres de la bibliothèque de l'abbaye.

02.08.2007

Je suis le plus beau, le plus fort, le plus intelligent !!

"Tu te souviens de moi, hein ??" Oui bien sur... (m'en souviens absolument pas... va falloir que je joue serré... genre à être pas content que je ne me souvienne pas de lui !!) Tu en as pas souvent, hein !!!, des comme moi ? Oh que non, tu es le seul à être ainsi... aussi présomptueux ! Malheureusement, il n'est pas le seul à être ainsi ! Ah ces chauffeurs, ils se figurent être uniques, les plus beaux, les plus intelligents, les plus marrants (grosses blagues salaces et j'en passe !) Bon, on ne va pas tout de même dire qu'ils se ressemblent tous, non ! mais de la catégorie : je suis le plus beau, le plus intelligent, le plus fort, le plus marrant...il y en a une grande majorité quand même ! Et moi, j'ai tendance à les oublier dès que je quitte le car à la fin du séjour : Salut, à la prochaine peut être, avec plaisir !!!

Hier, j'ai vu Philippe, pas un chauffeur, mais un guide qui est venu renforcer l'équipe quelques temps à l'hôtel, Pas fort Philippe, m'a empruntée de la doc la veille de partir à Albi pour commenter la cathédrale et dire quelques mots sur l'itinéraire. Mais, il parait qu'il est très fort sur le bas Aveyron qu'il guide depuis quelques années.

Philippe est le genre : "fume un peu la moquette", la cinquantaine (enfin, je présume !) les yeux rouges et l'air déphasé. Et bien Philippe est guide dans des grottes où j'emmène mes petits vieux, cela durant la période de juillet, août, où il n'y a pas de groupes pour lui à l'hôtel.

Ca va Philippe ? oh oui ! dur les 190 marches à se taper à chaque visite ? (6 à 7 par jour !) "la première et la dernière : oui, mais entre : Non !"

Et moi, l'air de rien, et les pourboires ? ca va mieux que pour les séjours guidés ? : "Je ne sais pas, je ferai les comptes à la fin"! "L'année prochaine, je ne reviens pas à l'hôtel, je signe un CDD aux grottes" Tiens, tiens, ca doit mieux "marcher" du côté des pourboires, donc ! car réciter sa leçon 6 à 7 fois par jour, ce n'est guère passionnant : je le sais, j'ai été guide dans des grottes durant 3 étés pendant mes vacances scolaires !

Mon dernière groupe que j'ai eu 3 jours, des francs-comtois, ravis de ma prestation (guide formidable, jamais eu un guide qui parle tout le long du parcours et sans lire, de plus !) m'a laissé royalement 62 euros de pourboires pour 42 personnes (faites le calcul). Philippe a environ 50 personnes par visite, si on compte que 25 personnes (on divise pour les couples), il doit recevoir environ 25 euros par visite. 25 euros par visite x 6 = 150 euros !) Ben, mon ami ! me demande si je ne vais pas postuler dans des grottes (cela me fera faire de l'excercice, j'en ai bien besoin !!!) ou un chateau, un site quelconque à faire visiter plusieurs fois par jour... A voir, j'oriente mes recherches de ce côté là, près de Grenoble !