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29.07.2007

Etonnant cincle plongeur !!!

Voici un oiseau étonnant et unique parmi les passereaux. Vous pouvez l'admirer sur le Tarn.

De la taille d'une grive ou d'un étourneau, comme eux il sait se percher, trotter à terre et voler, mais d'un vol très rapide et tendu comme une flèche. Il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous l'eau. Et ce, qui plus est, dans les eaux rapides, tumultueuses et bouillonnantes des torrents et ruisseaux, son domaine quasi exclusif. Il y évolue toute l'année sans nous quitter, même en hiver par des froids rigoureux. medium_cincle.plongeur.redu.1.jpg

Il a le plumage brun chocolat sombre sur la tête et la nuque, le dos gris-ardoisé foncé, le dessous brun noir à brun roux. Le menton, la gorge et la poitrine sont blancs. Son allure est trapue et sa queue courte. il est très mimétique sur les fonds de gravier et de rochers qu'il fréquente, en dépit de son plastron éclatant qui peut être pris pour une boule d'écume ou un scintillement de lumière sur l'eau.


Ses évolutions sont vraiment stupéfiantes. S'il y a un cours d'eau vive où sa présence a été signalée, le mieux est se poster sur un pont d'où on peut éventuellement le voir perché sur un rocher et soigner méticuleusement son plumage. Il ne faut plus le quitter des yeux, car à tout instant il est susceptible de plonger comme une grenouille, disparaissant dans les flots torrentiels pour grimper sur une pierre à quelques mètres en amont ou en aval. Tantôt, il patauge à demi immergé, tantôt il arrête son vol très rapide au ras de l'eau pour se laisser tomber en pivotant, comme une pierre dans l'écume où il peut disparaître jusqu'à une dizaine de secondes.

Comment fait-il pour soutenir de telles prouesses dont les grands oiseaux spécifiquement d'eau, comme les canards, grèbes, cormorans, mouettes etc.. sont incapables ?

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Il possède quelques atouts anatomiques de ceux-ci : queues et ailes courtes comme certains et / ou duvet dense, narines et trous auditifs obturables, accommodation de la vue, glande très développée à la base du croupion pour graisser ses plumes qui ne se mouillent jamais. Mais, il est surtout capable de combiner comme aucun autre oiseau, un panel des techniques amphibies qui lui sont propres. L'oiseau atteint le fond en s'aidant des ailes, de la queue et des pattes, non palmées pourtant, puis il marche sur le lit du cours d'eau contre le courant, la tête baissé et la queue relevée. La pression de l'eau vive sur son dos incliné et son dessus devenu convexe fait le reste en le maintenant au sol. Quelques millions d'années avant les ingénieurs des bolides de la formule 1, il a donc « inventé « le becquet arrière. C'est ainsi que sans difficultés, il trouve sa nourriture dans des courants de 40 à 60 cm/seconde de même qu'il est capable de traverser des chutes derrière lesquelles il s'abrite volontiers.


Cet oiseau est un insectivore qui capture une foule de larves et d'insectes aquatiques, ainsi que des crustacés et des mollusques, des vers et des sangsues. II les happe sous l'eau, en déplaçant des pierres au besoin, à sa surface et sur les berges, dans et sous le gravier. La longueur de son territoire est fonction de la richesse alimentaire qu'offre le cours d'eau adopté. Dans les torrents coulant longtemps entre les conifères, l'acidité est sensible et par conséquent les. petits invertébrés plus rares. Le territoire de reproduction peut atteindre plusieurs kms, alors que dans des conditions favorables d'une grande variété végétative des berges et par conséquent des macro-animaux aquatiques, l'étendue revendiquée peut se limiter à un km et moins.

Le principal ennemi du cincle plongeur est l'homme, comme dans la plupart des cas touchant la faune sauvage. La rectification du lit des torrents par enrochement et bétonnage, la pollution de leurs eaux sont infiniment plus néfastes que les prédateurs et accidents naturels, comme respectivement la musaraigne aquatique et les crus intempestives qui peuvent emporter les nids.

23.07.2007

le panier garni !!

6 jours, je les ai supportés 6 jours.... Il faut avoir de la patience !
Il y avait Géraaaard... et son envie de pisser toutes les demi-heures. Questions rituelles avant la sortie du car : Ils sont où les wc ? Quand est-ce qu'on arrive ? (le français n'est pas son fort...) Tu avais dit 2 h, on est arrivé, le trajet a duré 2h10 ! je vais éclater, je vais être malade... il aurait dû se trimballer avec un seau attaché où je pense celui-là !

Il y a Joooo! "attention à la voiture, passes plus à droite, attends là qu'elle passe...." toutes les 15 minutes" à mon chauffeur gentil mais une couche... je ne vous dis pas.... le regard vide, bovin, qui conduit bien et qui accepte sans brocher les directives de Joooo !
Il y a Angelique, une CAT qui se révèlera, au cours du voyage, probablement la plus intelligente de tous : elle arrive à faire des mots mêlés en écoutant à peu près tout ce que je dis. Très attachante, Angélique, très structurée... Sa mère, Christine, la femme de Jooo! qui est la responsable du groupe, qui en ras le bol de son Jooo! mais ma foi il faudra bien le supporter jusqu'à la fin ! et enfin, la renfrognée.

J'ai annoncé : "au manoir A..., il y aura un tirage au sort, auparavant, vous aurez regardé un film d'une dizaine de minutes, regardez bien car si votre nom est tiré au sort, on vous posera une question et si vous répondez correctement, vous gagnez un panier garni ! (Manoir A est un magasin de produits à base de foie gras et de produits régionaux)

La vendeuse du manoir A précise que la question aura trait au produit emblême phare du manoir A : la caille fourrée au foie gras. Ils regardent le film, pas un bruit (ca change !) Mémé "soi-disant ne pouvant pas se déplacer, qui reste dans le car lors de toutes les excursions... même pas descendue à Estaing pour quelques pas" s'empresse de descendre, quelques grammes sur sa grasse personne ne l'indispose pas (il y a une dégustation de cette fameuse caille)

Manoir A propose ses produits, on achète à tour de bras, cela dure une heure (la stratégie est de tirer au sort après que tout le monde soit passé à la caisse) La question est lançée : Première personne : Sais pas !!!! on passe à un deuxième tirage : deuxième personne : la renfrognée qui arrive en gesticulant : elle répond correctement ! m'étonne pas, j'ai déjà constaté : ce sont les plus emmerdants qui gagnent ! Je viens regarder son panier garni (bien garni ma foi !) et me fais invectiver : vous aviez dit un panier garni, ce n'est pas un panier garni !

Moi : ah bon, c'est quoi alors ! c'est un carton garni! c'est pas un panier garni ! un panier, c'est un panier, un carton, c'est un carton !!!! Désolant....

18.07.2007

Chouchou est muté !

La nouvelle tombe : chouchou est muté ! Où ? A Nice ? à Lilles ? à Rouen ? et bien non à Grenoble... Quand ? dans six mois, dans un an ?

Et bien non ! au 1er septembre. Le mieux est qu'il a eu beaucoup de temps pour réflechir et donner sa décision, d'après vous ? 15 jours ? une semaine ? trois jours ? Encore perdu ! cela a duré moins de 3 minutes ! voila ! son directeur général lui a annoncé la chose le temps d'allumer une cigarette !

Nous allons donc nous retrouver au "très chaud l'été" et au "très froid l'hiver" ! Nous trouverons des solutions pour nous réchauffer. Si vous en avez d'originales, n'hésitez-pas !!! C'est reparti pour un tour, je vais devoir retrouver du boulot dans cette belle région du Vercors ou sa voisine, la Savoie ! (pas de son maître!!!) et remettre plein de petites choses dans ma petite tête et vous faire profiter (je l'espère) de mes nouvelles aventures... A suivre !!!

16.07.2007

Les espèces invasives : danger !

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Plantes ou animaux, ils viennent d'ailleurs, s'installent et colonisent nos milieux naturels en mettant en danger de nombreuses espèces locales : ce sont les espèces invasives. Peu connues du grand public, elles sont pourtant une centaine, animales ou végétales, à coloniser progressivement les écosystèmes européens.

Avec l'intensification des échanges mondiaux, chaque année de nouvelles espèces sont introduites de manière volontaire (horticulture, aquariophilie, élevage…) ou accidentelle (navires, avions, camions, rejets non-contrôlés…). Si la plupart des espèces introduites ne survivent pas au-delà d'une année, certaines font preuve d'une grande capacité d'adaptation. Celles qui s'adaptent et se reproduisent, représentent un danger bien réel pour l'écosystème (faune et flore) où elles évoluent, tout en pouvant être la cause de problème de santé publique (allergies…) et compromettre le développement économique de certains secteurs (tourisme, pêche, agriculture…).
Trois raisons concourent à expliquer leur facilité et rapidité de colonisation : un climat accueillant au regard de leur habitat d'origine, la quasi-impossibilité de les éradiquer sans compromettre la survie d'autres espèces et, surtout, l'absence de prédateurs. Dès lors la prévention des introductions apparaît essentielle.

L'exemple le plus connu, d'espèce invasive, est probablement celui de l'algue Caulerpa taxifolia. Observée pour la première fois en 1984 au pied de Monaco, en l'an 2000 la Caulerpa taxifolia colonisait déjà 8 000 à 10 000 hectares de fonds méditerranéens. Son impact est tel qu'en juillet 2002, elle fût l'objet d'une proposition de loi spécifique, visant au contrôle de sa prolifération qui se fait au détriment du patrimoine naturel et de certaines activités économiques comme la pêche, avec la disparition du poisson. Derrière cette 'vedette', citons également la grande algue Fucophycée (Laminaria japonica), arrivée dans l'étang de Thau (Hérault) sous forme de juvéniles microscopiques fixés sur du naissain d’huîtres, importé du Japon.

S'il s'agit dans ces 2 cas d'introduction involontaire, certaines espèces ont volontairement été importées en France, à des fins commerciales (fourrure, gastronomie, pêche, chasse, ornement…) ou comme animal de compagnie.
Ainsi, les jussies, des plantes ornementales d'Amérique du Sud, ont été introduites en France il y a plus d'un siècle. Se développant rapidement dans les eaux stagnantes ou à faible courant, leurs herbiers sont très denses et consomment de grandes quantités d'oxygène, compromettant la survie d'autres espèces. Toujours en eau douce, les écrevisses américaines et turques menacent les populations d'écrevisses autochtones (écrevisses à pattes rouges, à pattes blanches, ou des torrents). Moins résistantes et prolifiques, nos écrevisses sont en outre décimées par un champignon parasitoïde, véhiculé essentiellement par une des variétés américaines (l'écrevisse signal).
Autre champion de l'adaptation, la grenouille taureau, importée en 1968, a très vite envahi le Sud-Ouest. Active nuit et jour, elle est particulièrement vorace et se nourrit d'amphibiens, de poissons, de mollusques et même de jeunes oiseaux. Pour rester dans l'eau, les tortues de Floride, qui deviennent rapidement trop encombrantes pour leur 'propriétaire', concurrencent la tortue Cistude. Dans ce cas particulier, l'invasion s'est faite assez rapidement, avec de 300 000 à 800 000 tortues introduites en France, chaque année, jusqu'en 1997, date de leur interdiction de commercialisation.
Sur terre, le ragondin, ou myocastor, introduit en France à partir de la fin du XIXe siècle pour sa fourrure, a proliféré dans les zones humides à partir d’individus échappés ou libérés des élevages. Son activité de terrassement mine les digues et cause leur effondrement.

S'il est déterminant d'agir en amont en prévenant l'introduction, comment réagir face à ces espèces invasives ?? Des organisations (la Ligue ROC et, regroupés au sein du programme Loire nature, les conservatoires d'espaces naturels, la LPO et le WWF) ont décidé d'informer et de donner quelques éléments de réponses. Ainsi, si l'on observe ces espèces, il est recommandé de prévenir, pour les animaux : les associations de protection de la nature, les fédérations de pêche ou de chasse ; tandis que pour les végétaux les interlocuteurs à privilégier sont : le conservatoire botanique, le service de la protection des végétaux à la direction départementale de l'agriculture et de la forêt.

L'hôtel est vendu !

Bonjour, l'hôtel est vendu, je vous présente le nouveau patron ! Zut, m'étais habituée à ce vieux ronchon ! Tout va être chamboulé je parie !

Ai bien deviné, les tracasseries commencent ! Voila le maître d'hôtel qui change d'attitude envers moi, plus de petits cadeaux qu'il détourne des clients pour me les donner, il monte la tête à son équipe, mes pourboires sont jalousés, on me dénigre ...

L'atmosphère devient pesante ! Du propret studio, je suis releguée dans une chambre qui n'a pas vu le chiffon depuis longtemps, pas le temps de m'habituer, je dois changer de chambre, me retrouverai dans une chambre dans les combles dont le lit est recouvert de petites choses noires ! des crottes de souris ? La saison se terminera ainsi...

Nouvelle saison : "Vous serez dans un appartement avec une petite jeune fille bien sympathique !" Pas de problème ! Arrive avec ma valise pleine à craquer, m'installe dans la chambre du milieu, trois chambres : pas de jeune fille à l'horizon ! 23 h, la porte claque : un couple de chinois, je prendrai des cours de chinois à travers la mur en carton durant deux heures, la porte claque encore : la jeune fille ? Non un autre couple, les casseroles s'agitent dans la cuisine, la porte de la chambre claque, le lit grince... Ai mis mon réveil, pas besoin ! 5h30 du mat, le réveil d'a côté émet un sonnerie stridente ! 3 nuits se passeront ainsi. Marre, la tête enfarinée, les yeux rouges, vais voir mon patron : je veux être logée ailleurs ! Lui : pas d'autres possibilités ! Je ne dors pas ! Lui : Vous n'avez qu'à leur dire de faire moins de bruits ! (ndlr : ils sont plongeurs et serveurs dans le même hôtel) Moi : cela durera une nuit et ils recommenceront ! Lui : si vous n'êtes pas contente, vous n'avez qu'à partir ! Moi : vous avez dit que je n'ai qu'à partir ! ok ! demi-tour, rentre dans l'appart, fais ma valise et prends la direction de Montpellier ! La réceptionniste affolée me téléphone : je dois prendre ta place, qu'est-ce qu'il faut que je fasse. Elle me téléphonera plusieurs fois par jour... J'ai laissé mon groupe en plan, plus de guide ! 4 jours plus tard, je signe un CDD avec un autocariste réputé et pars sur les routes ou en avion pour l'Andalousie, la Belgique, la Suisse, la Turquie, Malte, etc... la vie de rêve ? pas tout à fait... mais là est une autre histoire !!!

05.07.2007

La tournée très spéciale d’Alberto, facteur de l’Oyapock

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Saint Georges de l’Oyapock, commune guyanaise de 2150 habitants dont la superficie est équivalente à un département français, se situe sur les rives du fleuve Oyapock, frontière naturelle avec le Brésil. Jeudi matin, c’est le jour où Alberto, le seul facteur du fleuve, effectue sa tournée. Une mission très spéciale, même si le tri est vite fait. Alberto connaît tous les habitants, sans exception des trois villages qu’il dessert.

10h30, les liasses sont bien rangées, et Alberto se rend sur les berges du fleuve pour préparer sa pirogue. Un bon écopage, un coup d’œil professionnel sur le moteur et Alberto démarre, direction Trois Palétuviers, à une heure trente de sa base de départ, un petit village amérindien où vivent une vingtaine de familles. Pas vraiment une promenade. « On ne sait jamais ce qui nous attend sur la rivière. On est seul pendant 7 à 8 heures, et si on tombe en panne, difficile de se faire aider. Il faut donc recourir au système D ».

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Une fois amarré, Alberto se rend au poste de secours, le seul endroit du village qui possède un téléphone. Puis il va à la recherche des destinataires, pour leur remettre leur courrier. « Ici, il n’y a pas de boîtes aux lettres. Et mes clients ne parlent pas forcément le français. Alors, je communique en portugais et en créole... ce qui est facile pour moi, puisque mes parents étaient l’un brésilien, et l’autre, amérindien ».

Le contact est facile, chaleureux. Les villageois confient souvent à Alberto quelques courses à faire, quelques menus services dont il s’acquitte bien volontiers. Alberto a repris sa pirogue, direction Tampack, le premier village Saramaka installé en Guyane. Puis c’est la redescente vers Crique Gabaret. Dans le village, il croise des enfants qui jouent avec un petit singe et qui lui emboîtent le pas pour traverser une épaisse végétation avant d’atteindre les maisons. Tout le monde le connaît, tout le monde l’attend. On échange les nouvelles

La couleuvre de Montpellier

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Ce très beau serpent présente un dimorphisme sexuel important : les femelles toujours plus petites sont de couleur marron clair, avec des taches noirâtres et blanchâtres, alors que les mâles sont d'un vert olive clair ou foncé avec une rangée latérale d'écailles noires et bleutées. Dans les régions sahariennes, la selle noire caractéristique des mâles, présente en arrière de leur cou, s'étend sur la presque totalité du corps. Les mâles de ce grand serpent à fière allure dépassent parfois, bien que très rarement, les 2 m (au Maroc elle atteint exceptionnellement 2,17m).

Très rapide, elle chasse généralement à vue et se nourrit d'autres serpents, de lézards, d'oiseaux, de petits mammifères qui peuvent être de la taille de lapereaux chez les grands individus.

Opistoglyphe, c'est à dire possédant des crochets à venin situés à l'arrière de la mâchoire supérieure, elle peut tuer ses proies en les maintenant fermement dans sa gueule pendant quelques minutes. Cependant, du fait même de la position de ses crochets qu'il ne peut par ailleurs redresser, ce serpent est inoffensif pour l'homme.
L'accouplement a lieu vers avril et mai et la ponte de quatre à dix-huit oeufs ovales fin juin, juillet ou août. L'éclosion se produit vers août, septembre et octobre. Les couleuvreaux mesureront alors environ 22 à 33 cm. L'espérance de vie des mâles comme des femelles varie entre 5 et 20 ans. Le mâle jeûne pendant les mois de mai et de juin et défend, escorte et assiste la femelle pendant la chasse. Le couple formé est fidèle, mais peut accueillir un ou plusieurs mâles vassaux ou encore dominer d'autres couples.

la Couleuvre de Montpellier est répandue bien au-delà de la ville qui lui a donné son nom. Originaire d'Afrique, on la retrouve sur presque tout le pourtour de la méditerranée, de l'Afrique du Nord à la péninsule Ibérique en passant par le sud de la France et ce jusqu'en Iran, exceptée dans la péninsule italienne. Elle parvient même à pénétrer l'étage saharien en profondeur ( au Maroc, elle descend jusqu'à Dakhla).

En France, cette espèce court la malchance de subir les préjugés moyenâgeux qui sévissent à l'égard des serpents et notamment à son encontre. Sur Internet, par ex., on peut trouver des affirmations qui ridiculisent leurs auteurs : la "vipère" de Montpellier, comme la qualifie certains, serait "dangereuse" pour les chiens et même les chevaux (sic!), alors qu'en réalité il lui arrive d'être la victime des chiens et des chats. Elle est en outre fortement exposée à une circulation automobile abusive qui provoque de nombreuses victimes. De surcroît, la fermeture des milieux par la disparition progressive des milieux ouverts menace son habitat.
Au Maroc, elle est un des objets de convoitise préférés des montreurs de serpents, lesquels s’approvisionnent auprès des chasseurs spécialisés que sont les Aïssaoua et autres trafiquants qui vont jusqu’à entasser une soixantaine d’exemplaires dans une pièce où les plus grands spécimens n’ont plus comme recours pour survivre temporairement que le cannibalisme au détriment de leurs congénères plus petits.
Cette espèce, ainsi que les autres espèces de serpents du Maroc, devrait bénéficier d'aussi urgentes que rigoureuses mesures de protection, interdisant leur capture et leur commercialisation. Dans le sud de la France, il faudrait édifier des barrières à des points cruciaux entre passage de la Couleuvre de Montpellier et trafic routier et créer des "serpenducs" à l'exemple des crapauducs, de notoriété méritée. Ces canaux creusés sous la route permettraient le passage des serpents et autres espèces...

Epouse de....?

21 ans que je le supporte ! Un sac de courses dans chaque main, j'arrive devant ma porte du logement de fonction où j'habite depuis quelques années avec mon conjoint gendarme. Nous logeons dans une caserne. Nous devons montrer patte blanche à l'entrée surveillée...

La porte d'en-face s'ouvre, l'adjudant m'appelle discrètement : vous aviez celà devant votre porte, je l'ai enlevé dès que je l'ai vu, vous comprenez : avec toutes ces personnes qui passent dans l'escalier ! C'est quoi çà ? Un carton ! avec inscrit dessus en grosses lettres : de la part de ton ex-maîtresse !

Il y a deux jours, j'ai appris que mon mari avait une liaison depuis près de cinq ans avec une femme qui a 11 ans de plus que moi. Pour moi, âgée de 30 ans, c'est une vieille !! La femme de l'adjudant me console avec un péremptoire : "vous savez c'est dans les vieux pots que l'on fait les bonnes soupes !" Véridique ! Ca console !!!

Les jours se passent entre désespoir et sourires de mon bambin âgé de 4 ans ! et oui l'infâme a eu la bonne idée de commencer cette liaison pendant que j'étais enceinte ! Arrive mon anniversaire : "Bon Anniversaire" et l'odieux m'offre un collier rafistolé (très bien rafistolé par ses soins) mais je le reconnaîtrai : un de ceux contenus dans le carton, contenu que j'avais déversé dans la poubelle après en avoir fait l'inventaire ! Dégueulasse ? Vous l'avez dit ! Le temps efface tout ? Peut être ! Mais cette histoire qui vous a été contée date de 1989, il doit en rester quelque chose dans ma petite tête...

Mais un jour, je me suis envolée, marre de ses infidelités, marre d'être prise pour une conne... Je suis partie, partie sans travail avec quelques économies. Je ne l'ai jamais regretté, au contraire, me suis demandée pourquoi être restée si longtemps. Je revis, je vis plutôt, j'ai rencontré Chouchou, mon Amour pour la Vie !