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29.05.2007

Marcel à la transhumance

J'ouvre l'enveloppe : un groupe du la région lyonnaise : pas bon ! viens juste de quitter un groupe du territoire de Belfort, super sympas mais radins ! On sait que l'est de la france n'est pas généreux ! La Normandie, l'Alsace, le Sud : impeccable : la promesse de bons pourboires !
Et voilà Marcel, un CAT (dans notre langage, un gars qui travaille dans un centre d'aide pour le travail) En général, nous en avons en été : les centres ferment. Le CAT dont je me souviens le plus était un gars qui se croyais magicien, il voulait à tout prix découper une cliente dans une malle. Nous en avons baver pour le dissuader sans qu'il se fâche ! Mais Marcel, c'est un gentil, 4 fois qu'il fait le même voyage : la transhumance sur l'Aubrac, il connait tout par coeur. Tant mieux, je peux glaner quelques renseignements car l'année dernière, je n'ai pas guider le jour de la transhumance. Didier, le chauffeur est un des patrons de la boîte, super sympa, il me donnera le couteau qui est offert à tous les chauffeurs à Laguiole : je l'offrirai à mon beau-frère. J'en ai déjà acheté un très beau à Chouchou et un à son fils, Clément. Au buron de la Sistre, accordéon, charcuterie, saucisse-aligot, fromages et tarte aux myrtilles, l'ambiance est chaude avec l'apéro et le digestif ! J'attends un autre groupe...zut il s'est trompé de route, il aura 3/4 h de retard ! Marcel sirote son digestif après m'avoir raflé mon apéro ! Il connait tout, il raffole des vaches toutes pomponnées ! Dans la montée, une dame est venue me féliciter, me donner mon enveloppe rituelle : 30 euros pour 29 personnes (séjour de trois jours) pas de quoi rouler par terre ! mais bon je m'y attendais ! Les hommes sautaient à la première terrasse du café lors des arrêts découvertes de village, détournaient vite le regard si ils me voyaient passer, m'offir un verre à 2 euros, c'est vraiment gacher ! Les brochures que j'ai tellement fignolées cet hiver, ils m'en acheteront que 4. J'en ai vendu 15/17 à chaque groupe et même une fois 38 à un groupe de 50. Allez, c'est l'heure, ils filent tous à la fête, Chouchou et moi aussi... présentation des troupeaux, la neige est pas loin : un froid de canard ! salon des produits régionaux, une foule immense, on ne voit rien ! nous attendons sur la route le passage d'un troupeau, zut : il emprunte un chemin juste à côté. On décide de s'installer au bord du chemin, zut : il passe sur la route ! On se sera bien caillé ! vu de belles vaches de la race aubrac ! j'aurais préféré rester couchée !!!

Les chevaux Prejwalczki

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Réintroduction des chevaux de Prejwalczki en Lozère


Ils ont disparu des plaines de Mongolie, dont ils sont originaires, voici une trentaine d'années.

Grâce à une opération de sauvetage menée en Lozère, ils ont retrouvé les steppes d'Asie centrale.

Début septembre, 12 chevaux de Prévalski ont été acheminés du causse Méjean en Lozère vers les steppes de Mongolie. Ils vont recoloniser en quelque sorte leur pays d'origine. Ce transfert est l'aboutissement d'une opération de sauvegarde de cette race, opération lancée en 1988.

Un cheval jamais domestiqué prépare en Lozère son retour à la liberté :

Réfugiés au coeur de la Lozère, les chevaux de "Przewalski", seule race à n'avoir jamais été domestiquée, reprennent goût à la liberté, avant de regagner la terre de leurs ancêtres en Mongolie.

Découverte dans le désert de Gobi en 1879 par un explorateur russe qui lui donna son nom, cette espèce, déjà représentée par les peintures rupestres de la grotte de Lascaux, remonte à l'époque glaciaire il y a 20.000 ans.

Pour sortir de sa captivité un animal cantonné aux zoos après les intenses campagnes de capture qui l'ont fait disparaître d'Asie dans les années soixante-dix, une association française, soutenue par le Fonds mondial pour la nature (WWF), a installé un troupeau au Villaret, un hameau perdu dans le Causse Méjean. "C'était l'endroit idéal. On a retrouvé ici les mêmes conditions qu'en Mongolie : un paysage de steppes et un climat très rigoureux avec un hiver qui dure près de huit mois. Par moins vingt degrés, ce cheval est en pleine forme", confie Claude Feh, coordinatrice de l'opération pour l'association Takh (ndlr : "cheval" en mongol), basée à Arles. Spécialisée dans l'étude du comportement animal en milieu naturel, cette biologiste voit dans ce projet "un message fort pour la conservation des espèces exterminées par l'homme".

De onze animaux, cédés par des zoos européens, le "troupeau du Villaret" est passé à 54 têtes. Trappus et courts sur leurs pattes zébrées, ces chevaux ressemblant un peu à des ânes, parés d'une robe rousse et d'une crinière naturellement relevée, arpentent en semi-liberté depuis dix ans ce plateau rocailleux à l'herbe sèche, traditionnellement dévolu à l'élevage de moutons. Rare signe de l'intervention humaine, la présence d'abreuvoir dans une région dépourvue de point d'eau. Ils ont progressivement retrouvé leurs réflexes de survie, ainsi que leur organisation sociale, fondée sur des groupes familiaux dirigés par des mâles dominants. "Au début, on avait peur qu'ils ne s'habituent pas à cette nouvelle vie. Certains n'avaient même jamais brouté de l'herbe. Mais finalement, après une période de stress, tout s'est bien passé", raconte Claude Feh.

Douze d'entre eux ont vécu en septembre 2006 une nouvelle aventure. Blottis dans des caissons à bord d'un avion-cargo qui a attéri au milieu des steppes, ils ont été emmenés au parc national de Khar Us Nuur, dans la région de Khomiin-Tal, à l'ouest de la Mongolie. Leur pâture est passé de 400 à 13.000 hectares. Ce transport exceptionnel, d'un coût de 120.000 euros, est financé notamment par les collectivités locales, des fonds de protection de la nature mais aussi les dons du public. En cas de succès, l'association projette, tout en préservant la réserve lozérienne, de réintroduire d'autres chevaux de "Przewalski" dans leur berceau d'origine pour tenter de recréer à l'état sauvage une espèce qui ne compte plus, selon elle, que 1.600 individus dans le monde.

Les caractéristiques de ce cheval méconnu


Nom commun : Cheval de Przewalski (ou Prjewalski)
Nom latin : Equus przewalski
Catégorie : Mammifères
Ordre : Périssodactyles
Famille : Équidés
Taille : Longueur du corps: 2,2 à 2,6 m
Hauteur au garrot: 1,30 à 1,35 m
Poids : 200 à 300 kg
Habitat : Éteint à l'état sauvage
Régime alimentaire : Herbivore
Reproduction : Vivipare
Nombre de jeunes : 1, rarement 2
Longévité : Environ 20 ans
Informations additionnelles: C'est l'explorateur russe, Nicolai Mikhailovitch Przewalski qui, en se rendant en Asie centrale en 1879, a fait la découverte du cheval qui porte son nom depuis.

A l'époque, ces chevaux semblaient être nombreux, mais les temps troublés qui ont suivi la révolution de 1918 ont fait diminuer leurs effectifs au point tel, qu'aujourd'hui, l'espèce est complètement disparue de son milieu naturel. Heureusement, le cheval de Przevalski se reproduit bien en captivité.

16.05.2007

Un chauffeur qui n'aime pas son métier

J'ai guidé un groupe bien sympa de l'Oise. Je reçois aujourd'hui une carte d'une jeune femme du groupe qui en termes très sympathiques me dit avoir trouvé en moi une amie et qu'il est dommage que tant de kilomètres nous séparent. C'est émouvant !

Puis ce fut un groupe de...je ne sais plus... je me souviens du chauffeur sarcastique envers les passagers, passagers qui lui ont dit ne pas apprécier qu'il n'ait pas de cravate ! Tous ce que disaient ces personnes âgées, il le prenait à la dérision, il se plaignait de son sale travail, qu'il en avait marre de trainer ces vieux trop rétrogrades qui devaient avoir voté Sarko pour que l'ordre règne, etc...

Ah qu'ils sont différents ces chauffeurs qu'il faut parfois supporter plusieurs jours. Il y a les dragueurs, les grincheux, les indifférents (je préfère), les "qui racontent leurs vies avec leur femme, leurs maîtresses". Etre en tête à tête avec un chauffeur durant tout le temps d'un repas est parfois une contrainte. Manger avec le groupe l'est parfois aussi : Vous êtes mariée, vous avez des enfants? Ils veulent tout savoir, ils sont très curieux, on s'aperçoit qu'ils vivent souvent à travers les autres.

La bouffe ? une priorité, ils ont bien mangé, le voyage est formidable ! peu importe les paysages si ils ont mal mangé ! mais dans l'Aveyron, pas de problème de ce côté là ! Ils engloutissent foie gras, aligot, confit et dessert sans problème ! mais où mettent-ils tout celà ? et les parties loto : ils se font la tête si un gagne plus qu'un autre, s'engueule si l'un parle, il ne faut faire aucun bruit ! ils se disputent pur une bouteille de 50 cl de vin dont le prix doit avoisiner les 3 euros et encore !

Un groupe très sympa est parti, rigolades, photos, apéros ont agrémenté le séjour... puis ce fut un groupe de grincheux menés à la baguette par une responsable de groupe qui se plaignait de tout...sauf de moi, ouf !

Qui aurais-je la prochaine fois ? Bientôt ce sera la transhumance avec les vaches de la race Aubrac montant à l'estive sur le massif de l'Aubrac, toutes pomponnées. La saison continue....

07.05.2007

un petit bonjour

Elections oblige ! j'ai eu trois jours de repos. Pour le premier tour aussi ! Cela m'a aussi permis de voter, ce que je ne faisais plus depuis une dizaine d'années. Je fais partie des personnes qui étaient très déçues de la politique. Et cette fois-ci, j'ai été passionnée par les débats politiques. On verra la suite.... Alors un petit bonjour aux bloggers et je retourne dans mon aveyron ! Des groupes sympas en général. Le dernier s'est plaint de l'hôtellerie, de la restauration mais a été très content de ma prestation et m'a bien récompensée. Pour moi, c'est le principal cette reconnaissance ! Le fait de m'être bien documentée, d'avoir recherché une mine d'informations, ce travail long est récompensé ! Un petit truc amusant : mon dernier groupe exécrable avec l'hôtelier avait fait des achats à Roquefort, comme d'habitude, je receptionne ces achats pour les mettre dans la chambre froide de l'hôtel, mon patron met l'étiquette de l'autocariste, il s'est trompé et a marqué le nom d'un autre groupe. Ce dernier est, donc, parti avec les fromages de mon groupe ! Au cours de la journée, l'hôtel a téléphoné au chauffeur du premier groupe parti qui a donné les indications des achats, l'hôtel est allé acheté les mêmes fromages, remis les noms des acheteurs sur les sacs isothermes et ni vu ni connu ! Mon patron m'a fait la tête, j'aurais du repérer qu'il s'était trompé !