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06.03.2007

La dépendance amoureuse. Histoire personnelle

Aujourd’hui, sur msn.Femmes, un article sur la dépendance amoureuse. Entre autres, le fait que l’on puisse subir l’autre comme ces femmes battues qui, « accro « de leur homme, ne peuvent le quitter. une vraie drogue qui est enfin prise en compte par un centre de psychologues : Il y a six ans s'ouvrait une consultation destinée aux accros d'Internet, aujourd'hui élargie aux joueurs pathologiques (jeux de casino, jeux vidéo) et... aux dépendants affectifs.
Centre Marmottan, 17-19, rue d'Armaillé, 75017, Paris. T. : 01.45.74.00.04.

Le patient devra admettre que, oui, son ex-conjoint est un "salaud" qui le faisait souffrir. Et que c'est pour cela qu'il l'avait choisi... Une réelle prise en charge thérapeutique est nécessaire, elle oblige souvent à revenir aux premières années de sa vie. « Dans les cas les plus dramatiques, ajoute Marc Valleur, on retrouve des liens, des situations de la petite enfance, de maltraitance souvent, que certaines personnes cherchent à retrouver en se mettant dans une situation où elles seront maltraitées. »

Cet article m’a fait « remonter » des souvenirs que j’essaie de chasser de ma mémoire mais, qui, reviennent de temps à autres lors d’événements tristes. A 22 ans, je me mariais, un mariage que je ne qualifierais pas d’Amour. A 18 ans, j’étais tombée follement amoureuse d’un beau jeune homme, Michel. Cela avait été le coup de foudre, l’Amour fou…. Pour moi ! car lui, me quitta par deux fois, pour une belle jeune femme avec qui il finit par se marier. Malheureuse, je décidai de ne plus choisir de beaux jeunes hommes aussi convoités et me promis que le prochain serait loin du profil admiré des femmes…. Je rencontrai mon futur mari. Il était avec trois autres jeunes hommes en goguette, dans un bal de dimanche après-midi. Il était le moins beau de la bande et je décidai que ce serait lui mon prochain flirt. Notre relation dura plus de trois ans, il me demanda avec insistance en mariage, je décidai d’accepter. Le jour du mariage, dans ma belle robe blanche, je me demandais si je n’avais pas fait une bêtise ! Il faut dire que lors de notre relation, j’avais appris qu’il allait en boîte de nuit sans que je le sache, je l’avais maintes et maintes fois vu saoul et dénigrer les personnes de son entourage. La cérémonie se passa (il me laissa pendant près de deux heures, il était parti avec ses copains chercher la pièce montée !) Au cours de cette vie commune, je le vis rentrer saoul de temps à autres, j’eu un enfant (seul lumière dans ce chaos). Belle jeune femme que les hommes convoitaient, je ne voyais rien de cela : je n’étais que "la ligne tonneau" (un peu ronde !) et "l’imbécile, la nulle" qualificatifs qu’employait mon mari, quotidiennement à mon égard ! Un bourrage de crâne ! je marchais en regardant mes chaussures. Quand un homme me faisait un compliment, je ne le croyais pas. C’était une souffrance morale quotidienne ! Ce mariage, bien entendu, fut entaché d’une liaison très longue. Je du, en plus, subir les moqueries de la maîtresse en titre. Pour mon fils, je restai ! 21 ans de souffrance morale où je me suis sentie une pauvre petite chose qui ne valait rien, qui était idiote, moche, incapable d'entreprendre quoi que ce soit ! Il me fallut près de cinq ans pour m’en sortir ! Un jour, je décidai, enfin, de le quitter. Entre temps, nous étions partis en Guadeloupe, loin de ma famille qui voyait mon mari d’un bon œil car « bon parti » je me senti libre de vivre enfin ! d’abandonner un confort matériel non négligeable, de vivre avec peu d’argent, dans des appartements de vacances où l’on ne me demandait pas de caution. J’avais mis un peu d’argent de côté depuis quelques années pour préparer ma délivrance. Je partis, laissant mon fils à mon mari, je n’avais pas d’appartement stable, pas d’école où l’inscrire ! Je le repris plus tard, mon mari le négligeait, mon fils n’était plus à l’école, il avait pris 12 kilos en ingurgitant des pizzas devant la télé. Je l’inscrivis dans une école privée, demandai une pension alimentaire qu’il du payer malgré ses efforts pour passer outre. Sur une carte d'anniversaire, mon fils a écrit : « je t’aime maman et j’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi, merci du fond du cœur et pour cela, j’aurai le code, le permis et surtout le bac ! Il a eu son permis et il est maintenant, en deuxième année de BTS, lui que ses professeurs disaient nul et qu’il n’arriverait à rien !
J’avais peur de me retrouver sous les ponts en quittant mon mari. Je trouvai du travail en intérim, des C.D.D. saisonniers en tant que guide-accompagnatrice, métier que je n’avais jamais exercé mais que, grâce à ma ténacité, j'accédai. J’avais sauvé mon fils et je rencontrai l’Amour, avec un grand A quelques années plus tard, au cours d’une mission intérim, l’Amour de ma Vie que je nommerai Chouchou, une petite plaisanterie entre nous. Une autre vie, la vraie !

Commentaires

Et plein de bises à vous !!!

Écrit par : gene | 06.03.2007

Et surtout n'oublie de l'arroser ton amour pour qu'il continue a donner de belles journées.

Amitiés

Écrit par : mikaelig | 07.03.2007

Oh non je le chouchoutte !

Écrit par : merise | 07.03.2007

Je vais dire à valérie de lire cette article

Écrit par : eric | 07.03.2007

Merise peux tu m'nvoyer ton tel sur mon email c pour la femme poisson dont on article la touche particulièrement merci

Écrit par : eric | 08.03.2007

Sur ton blog Eric, il n'y a pas ton e mail, par conséquent, je ne le connais pas !!

Écrit par : merise | 08.03.2007

Si tu vas à modifier mon commentaire c mon vrai email qui est en dessous

Écrit par : eric | 08.03.2007

Les commentaires sont fermés.