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23.02.2007

Comment réduire les dépenses de l'Etat ?

Une question a été posée à Madame Ségolène ROYAL sur les frais extravagants engendrés par les salaires des ministres, frais de réceptions, d’entretien du parc automobile, etc…

Comme vous le savez peut-être, j’ai été assistante de sénateur, il y a déjà de nombreuses années. Nous étions deux assistantes, une à Paris et moi dans le département d’origine du Sénateur.
Les tâches confiées par les parlementaires à leurs assistants varient suivant la nature des mandats qu'ils détiennent et leurs centres d'intérêt : en effet, plus de la moitié des assistants exercent leur fonction dans le département d'élection du sénateur qui les emploie et lui apportent donc un appui dans l'exercice de ses activités locales.
Cela, c’est pour la théorie, en ce qui me concerne, mon travail consistait à écrire quatre ou cinq lettres par semaine, à lire les journaux pour relater les faits locaux au sénateur et à faire……du canevas ou lire ! Je ne recevais pratiquement personne et recevais peu d’appels. Quand le sénateur était là, mon travail consistait la plupart du temps à prendre en sténo des lettres qu’il me dictait et à les dactylographier. J’ai, souvent, dactylographié des lettres avec des en-têtes de sociétés inconnues et…. Les réponses avec d’autres lettres à en-têtes. Je ne posais, évidemment, aucune question. Le sénateur avait une société avec une boîte aux lettres « bidon » dans un petit village.
Mon étonnement a été grand lorsque j’appris que depuis 1996, les sénateurs peuvent embaucher trois « assistants » (ce nombre pouvant être porté à six si les assistants sont employés à temps partiel). Le rôle de ces collaborateurs consiste en effet à « seconder le sénateur dans les tâches personnelles directement liées à l'exercice de son mandat parlementaire. Au 1er février 2007, la rémunération mensuelle brute de base d'un assistant employé à temps plein se monte à 2 344,45 €. Le rôle du Sénat se borne à mettre les crédits nécessaires à la rémunération de ces assistants à la disposition d'une association dont la forme est définie par la loi de 1901, l'Association pour la gestion des assistants de sénateurs (AGAS). L'AGAS a pour rôle d'accomplir toutes les formalités qu'entraîne la gestion administrative et financière des assistants, pour le compte des sénateurs.
l'indemnité parlementaire nette du sénateur, elle, se monte, au 1er février 2007, à 5 381,39 € par mois. Cette somme est destinée à assumer des frais de mandat importants, notamment de déplacement, de représentation et de double résidence, qui s'imposent à tout sénateur.

J’espère qu’actuellement, les assistants de sénateurs ont un peu plus de pain sur la planche qu’à mon époque ! Nous étions deux, une était de trop, moi en l’occurrence, dans le département d’origine, un travail partiel aurait suffi amplement, mais non je travaillais à temps complet et pour un salaire net de 7500 F nets !
Alors peut-être un petit quelque chose à faire de ce côté-là pour réduire les dépenses de l’Etat ? je sais c'est une goutte d'eau dans la mer mais en ajoutant toutes ces petites idées, on peut réduire les dépenses inutiles. On pourra me dire aussi que celà crée des emplois, etc.... mais je me souviens aussi de la maîtresse du sénateur qui était logée dans un hôtel particulier et qui recevait un salaire pour un travail "bidon" de 10 000 F à l'époque ! une chômeuse en moins, vous me direz !
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MANAROLA, village de Ligurie

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Avec ses vignes en terrasses et ses maisonnettes colorées, Manarola est un coin de paradis. Un charme préservé grâce à la situation géographique de ce village de Ligurie, en Italie du Nord, accroché à un éperon rocheux difficile d'accès.

Le "sentier de l'amour" relie Manarola à Riomaggiore, un des quatre villages du parc naturel des Cinque Terre.

Le nom du sentier de l'amour viendrait du romantisme que dégagent ses paysages.

22.02.2007

Le nénuphar dans son étang (problème)

Un nénuphar double de surface tous les jours. Au 30ème jour, la surface de l'étang est entièrement recouverte par le nénuphar.

En combien de jours le nénuphar recouvrait-il la moitié de l'étang ?

donnez-moi votre réponse en commentaire..... Faites travailler vos méninges, pas trop fort car vous allez me réveiller !!!!

Les chasseurs passent à l'acier

Une cartouche de chasse contient 30 à 35 g de plomb. En France, 250 millions de cartouches ont été vendues en 1999 (3/4 pour la chasse et 1/4 pour le ball-trap), ce qui correspond à 8.000 tonnes /an répandus dans la nature.

Les oiseaux sont les premières victimes des plombs de chasse, et pas seulement lors du tir des chasseurs ! En Camargue, un tiers des oiseaux (2/3 des canards plongeurs) sont atteints de saturnisme ; en effet l’oiseau recherche naturellement des gravillons qui lui sont utiles pour sa digestion, et il absorbe à la place les plombs répandus dans les étangs.

L'interdiction de la grenaille de plomb pour la chasse en zone maritime, dans les marais et étangs, est en vigueur depuis le 1er juin 2006.
La France a rejoint les nombreux pays qui l'on remplacée par des munitions non toxiques.

21.02.2007

Un petit jeu ? Allez testez-vous !

Faites correctement ce test...c'est surprenant !
> Important : SUIVRE LES ETAPES
>
>
> Comptez le nombre de 'F' dans le texte suivant :
>
>
>
>
>
>
>
> +++++++++++++++++++++++++++
> FINISHED FILES ARE THE RE-
> SULT OF YEARS OF SCIENTIF-
> IC STUDY COMBINED WITH THE
> EXPERIENCE OF YEARS
> +++++++++++++++++++++++++++
>
>
>
>
> C'est fait! Ne faites défiler la suite que si vous avez
> fini de les compter!
> OK?
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
> Combien? Trois?
> Faux, il y en a six - C'est pas de blague!
> Revenez plus haut et comptez encore!
> L'explication est plus bas...
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
> Le cerveau ne peut traiter 'OF'.
> Incroyable, non?
> Quiconque compte les six 'F' du premier coup est un génie,
> quatre ou cinq est plutot rare, trois est normal.
> Moins de trois, on change ses lunettes.

LES RUCHES SLOVENES

Autrefois les paysanneries élevaient les abeilles pour le miel avant tout, leur sucre pendant des siècles. Or, en Slovénie, sous l'impulsion de quelques notables, l'apiculture eut aussi pour but la production d'abeilles...
Une longue tradition avait fait des slovènes des apiculteurs reconnus. Des écrits datant du 15ème siècle relatent le commerce du miel et de la cire.
L'un d'entre eux devait, grâce aux abeilles, entrer dans l'histoire au 18ème siècle: Anton JANŠA. Ce jeune fils de paysans, originaire de Breznica, en Slovénie, fut le premier professeur d'apiculture impériale et royale à l'école de Vienne fondée par l'archi-duchesse Marie Thérèse de Vienne. Par son enseignement, et surtout par ses écrits sur "l'Essaimage"(1771), et son "Traité complet d'apiculture" (1775), il a contribué d'une façon très significative au développement de l'apiculture.
les abeilles slovènes se distinguent nettement des autres races, on lui a donné en 1875 le nom d'APIS MELLIFERA CARNICA.
Dans le sillon d'Anton Jansa, les slovènes devinrent ainsi réputés pour leur commerce de reines et d'essaims au 19ème siècle.
A cette époque, les marchands d'abeille de la monarchie austro-hongroise ont envoyé des essaims et des colonies d'abeilles de leurs ruches plates, dans tous les pays d'Europe. Certains de ces commerçants, par exemple le Baron Rotschütz ou Michael Ambrozic, transportèrent par wagons entiers ces abeilles vers les apiculteurs de l'ouest et de l'Europe Centrale. Les abeilles provenaient des pays de montagne entre l'Adriatique et la Drave; c'est à dire où se rencontrent aujourd'hui trois pays: la Hongrie, l'Autriche, et la Slovénie.
De 1857 à la première guerre mondiale, les apiculteurs de la plaine de la Carniole ont expédié plus de 170 000 reines dans le monde entier. Malgré les deux guerres qui ont fortement affecté ce commerce, l'abeille CARNICA devint l'abeille de référence pour de nombreux pays, notamment en Europe du Nord et en Europe Centrale. Introduite aux Etats -Unis à la fin du siècle dernier par les immigrants slaves, une souche dérivée y a été même baptisée "New World Carniolan Bee".
LA SÉLECTION DE LA CARNIOLIENNE
Devant l'apparition de races dérivées, de nombreux efforts ont été faits après la seconde guerre mondiale pour l'organisation de la sélection de la Carniolienne en Slovénie.
Ces efforts ont porté leurs fruits et un Office pour la sélection de la Carnica a été créé en 1984 à Ljubljana. Ainsi la qualité et la sélection de cette a été placée sous contrôle permanent du ministère de l'agriculture slovène, qui a fait de la défense de la Carnica autochtone une de ses priorités, particulièrement depuis l'indépendance du pays en 1991.
Depuis 1992 toutes les reines sont répertoriées et testées régulièrement dans des ruchers sélectionnés.
Le ministère de l'agriculture a réuni de nombreux experts en apiculture, chercheurs, apiculteurs et vétérinaires au sein d'un programme majeur "Sélection de l'abeille carniolienne et organisation du Cadastre" et d'autres projets similaires visant à améliorer les qualités des reines slovènes.
L'office pour la sélection de la Carnica, achète ainsi annuellement, grâce aux subventions du ministère de l'agriculture, des forêts et de l'industrie alimentaire, 1200 reines de première qualité par an, et les distribue aux apiculteurs pour les tests en les accompagnant et les conseillant dans leur production. Toutes les données sont ensuite comparées, analysées, répertoriées pour classifier les qualités productrices des abeilles. Les apiculteurs sont ensuite aiguillés et conseillés dans le choix de leurs reines pour qu'elles ne proviennent que des élevages ayant obtenu les meilleurs résultats.
Chaque année, l'Office pour la sélection de la Carnica ne délivre d'agrément qu'à une quinzaine d'éleveurs ayant scrupuleusement respecté les directives des chercheurs et utilisant les meilleurs techniques de sélection et d'élevage.
Seuls ces éleveurs strictement sélectionnés et classés ne sont autorisés à exporter leurs reines, afin de ne proposer que les meilleures souches avec les qualités originelles de la Carnica.
L'introduction d'autres races d'abeilles est strictement interdit, il est exigé des éleveurs de détruire toutes les reines ne possédant pas l'écotype de la carniolienne, ce qui garantit la pureté de la race.
Aujourd'hui 30 000 reines sont produites chaque année dont 1/3 pour l'export, et la production peut être doublée.
C'est dans cette perspective de recherche de qualité, issue d'une longue tradition apicole, et que la Slovénie a accueilli en 2003 à Ljubljana le 38ème congrès mondial de l'apiculture -
Les ruches décorées constituent un pan important de l'art populaire. A partir du 18ème siècle, croyanaces et scènes de la vie rurale y sont représentées avec critique ou humour.

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20.02.2007

Lapidaires et diamantaires du Haut Jura

Ils donnent de l’éclat à la pierre…
Symboles de puissance spirituelle ou talismans contre le mauvais œil, les pierres ont toujours suscité l’intérêt de l’homme, qui leur a attribué des pouvoirs surnaturels. Le vrai pouvoir semble cependant être entre les mains des lapidaires et diamantaires, seuls garants d’un savoir leur permettant de transformer une simple gemme en une pierre éclatante de beauté…

… les lapidaires et les diamantaires…
L’Égypte ancienne ornait déjà ses parures et objets de pierres telles que la turquoise, le jaspe ou le quartz. Mais c’est au Moyen-Age que l’on voit apparaître, à Paris, une corporation d’orfèvres, cristalliers et pierriers, corporation dont le patron est Saint Louis et qui travaille essentiellement le verre et le cristal de roche.

L’introduction de ces professions dans le Jura semble être le fait de plusieurs circonstances. La disponibilité de la main d’œuvre haut-jurassienne durant l’hiver, ainsi que la proximité des cours d’eau nécessaires pour l’entraînement des meules font du Haut-Jura un lieu propice au développement des activités lapidaires et diamantaires.

Au XVIIIe siècle, les lapidaires et diamantaires de Paris qui, suite à la révocation de l’Édit de Nantes, se sont installés notamment à Genève, confient quelques travaux aux paysans haut-jurassiens, qui ont acquis une grande dextérité grâce à la fabrication d’objets de piété pour les pélerins, mais aussi grâce au travail de la taille des rubis de montre déjà effectuée pour l’industrie horlogère suisse, alors en plein essor. Les lapidaires et diamantaires du Haut-Jura, dont l’activité se développe, créent des ateliers au début du XIXe siècle et travaillent à l’amélioration de leurs techniques et de leur outillage.

C’est ainsi que la fin du XIXe siècle voit l’installation de plusieurs usines et la mise en place de coopératives. Saint-Claude devient capitale mondiale de la taille du diamant au début du XXe siècle, employant jusqu’à 4000 ouvriers. Mais le Krach de 1929 puis la seconde guerre mondiale bouleverse l’économie et peu d’entreprises lapidaires et diamantaires survivent dans le Haut-Jura.

Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques artisans, véritables artistes, qui savent dompter la lumière et faire rayonner les pierres de toute leur beauté.

Mais… lapidaires ou diamantaires ?
Minutie et patience sont les principales caractéristiques de ces deux professions que l’on confond souvent à tort, car elles sont cependant bien différentes, de par la matière travaillée tout d’abord, mais aussi de par la dimension de leurs unités de production.

Le lapidaire taille et polit les pierres de couleurs pour en rehausser la lumière et la couleur, en éliminer les défauts, et donc pour enfin, en faire ressortir toute la brillance. Ses outils, moins imposants que ceux du diamantaire, sont souvent fixés sur un établi, que les jurassiens autrefois, rapprochaient de la fenêtre de leur habitation, afin de pouvoir y travailler l’hiver.

Le diamantaire, lui, ne taille que le diamant, minéral le plus dur, qui ne peut donc être taillé que par lui-même et nécessite une force motrice plus puissante.

…gemmes ou pierres de synthèse ?
Les gemmes sont des pierres naturelles rares dont l’aspect est agréable et la dureté suffisante pour leur permettre de résister à l’usure. Ce terme regroupe :

* Les pierres précieuses (le rubis, le saphir, l’émeraude et le diamant)
* Les pierres fines dont quelques dizaines seulement ont une dureté suffisante pour être montées sur bijoux (le quartz, les grenats, les topazes, l’opale, la turquoise, les jades…)
* D’autres pierres de couleurs comme l’ambre, le corail, la perle…

Les pierres de synthèse sont des pierres fabriquées par l’homme. On distingue cependant :

* Les pierres d’imitation dont l’aspect ou la couleur imite les pierres naturelles, mais qui n’en ont pas les propriétés physiques et optiques.
* Les synthétiques naturelles qui ont la même composition chimique que les pierres naturelles (rutile, spinelle…)
* Les synthétiques artificielles qui sont fabriquées par l’homme et n’ont pas d’équivalent naturel (titanate de strontium…)

Et la pierre devint bijou…
La qualité du diamant et des pierres de couleurs est estimée selon 4 critères : le poids, la taille, la pureté et la couleur. Les techniques de taille sont cependant différentes.

Il existe plusieurs techniques pour la taille des pierres de couleurs, selon la nature de la pierre et le résultat que le lapidaire désire obtenir , sachant que son but sera toujours de faire ressortir toute la couleur et la brillance tout en conservant le plus de poids possible :

* Les pierres sont coupées à l’aide d’une petite scie circulaire
* Puis elle sont réduites à une forme de base avec de petites meules munies de disques imprégnés de diamants
* Les crevasses sont ensuite éliminées avec un abrasif très fin
* Le facettage est l’étape la plus complexe et nécessite une grande dextérité : la pierre est polie à l’aide d’une facetteuse, constituée d’un disque rotatif ou vibrant.
* Le polissage en tonneau (polisseur ou à vibrations) consiste à arrondir les pierres par dégrossissage, usure et polissage avec poudre.
* Le perçage, utilisé pour faire un trou de petite taille dans une pierre, est réalisé avec une petite baguette rotative munie d’une pointe en diamant.
* La réduction par culbutage (dans un baril rempli d’eau et de graviers) permet de réduire et de polir un grand nombre de pierres.

Le diamant, du mot « adamas » qui signifie « indomptable » en grec, est le minéral naturel le plus dur qui, du fait de cette dureté, ne peut être taillé que par lui-même. Composé de carbone cristallisé, il vient essentiellement d’Afrique du Sud, mais aussi du Canada, de Russie, d’Australie… Le diamant est composé de 4 parties (la table, la couronne, le rondiste, la culasse) et peut être taillé selon plusieurs méthodes (la taille brillant moderne de forme ronde ou les tailles fantaisistes de formes variées). Durant les phases de taille, il perd entre 50 et 60 % de son poids initial :

* Le diamant brut est divisé en deux à l’aide d’une fine lame d’acier.
* Puis, fixé entre deux mors, il est alors coupé par une scie en bronze de phosphore garnie d’un mélange de poudre de diamant et d’huile. Il existe aujourd’hui des systèmes de sciage à disque ou au laser (ci-dessous, sciage à disque)
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* Le débrutage permet d’arrondir le diamant avant sa taille en facettes. La pierre est en quelque sorte préparée à la taille et sa forme est ébauchée par le biais d’une machine à débruter (ci-dessous)

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* Les facettes du diamant sont ensuite créées : Le diamant, serti dans un dop (tenaille), est taillé au contact d’une meule circulaire enduite de poudre de diamant (mélangée parfois avec de l’huile) :

* Le polissage, enfin, consiste en un frottement du diamant sur un disque enduit d’un abrasif moins dur.
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Les étapes de la taille de pierres précieuses sont reconstituées au musée de la pipe et du diamant de Saint-Claude car la capitale du Haut-Jura garde toujours, dans son écrin de montagnes, une place pour la pierre la plus précieuse…

La Reine d'Anatahan

Dans la minuscule île d'Anatahan, à 70 milles nautiques au nord de Saipan, la résistance japonaise a duré jusqu'en 1951.
Elle était menée par un détachement d'une trentaine d'hommes qui ignoraient que la guerre était finie. Avec eux, il y avait une femme, Kazuko Haga, épouse d'un employé de la plantation de canne à sucre qui, retourné à Saipan pour des affaires administratives, y avait été bloqué par le débarquement américain.
Seule femme sur l'île, Kazuko Higa (28 ans) allait devenir un personnage légendaire : la "Reine d'Anatahan", source de passions et d'intrigues (une dizaine de soldats s'entretuèrent pour ses faveurs).
Un « conseil» fut institué pour lui choisir un compagnon, mais les querelles se poursuivirent. La situation s'envenima au point que le "conseil" décida qu'il fallait la supprimer.
Ayant appris le sort qui lui était réservé, elle s'enfuit dans la jungle. Après trois semaines, elle aperçut un bateau de guerre américain dont elle attira l'attention en brandissant sa chemise en haut d'un cocotier. C'était le 23 juin 1950. Sauvée, elle revint au Japon et devint l'héroïne du jour dont on s'arrachait les photographies. Deux ans plus tard, son histoire fut l'objet d'un film à succès.

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