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26.12.2006

ORDRE DE LA JARRETIERE

EDOUARD III (1312 - 1377)
Honni soit qui mal y pense !

1347
C'est au cours d'un bal que la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d'Angleterre Edouard III, perdit lors d'une danse la jarretière bleue qui maintenait son bas. Edouard III s'empressa de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires entendus et railleurs de l'assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d'Angleterre : "Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement."

Dès le lendemain, le roi aurait institué l'Ordre très noble de la Jarretière (the most noble Order of the Garter), ordre de chevalerie qui reste aujourd'hui encore un des ordres les plus prestigieux dans le monde. Son emblême est une jarretière bleue sur fond or, sur laquelle est inscrit la devise "Honni soit qui mal y pense". Ayant pour grand maître le roi d'Angleterre, cet ordre rassemblait à l'origine 13 compagnons. En 1805, le nombre de membres fut étendu à 25, qui se réunissent chaque 23 avril, jour de la saint George, dans la chapelle Saint George du château de Windsor.

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE.
Entourant la cuisse de la mariée, ce ruban élastique, appelé jarrretière devient, en fin de soirée, un accessoire de mariage très convoité. Tous les messieurs se l’arrachent.

Une histoire controversée
Dans la Grèce antique, les demoiselles coquettes portaient au-dessus du genou un ruban de soie fermé par un petit bijou. Il ne maintenait rien car les bas n’étaient pas encore au goût du jour. Il servait juste à affoler la gente masculine qui l’apercevait. Plus tard, la jarretière servait à tenir les chaussettes des hommes et des femmes au-dessous des genoux. Mixte, elle était souvent en cuir, sans fanfreluche… L’ancêtre de l’élastique ? Certainement. La jarretière apparaissant au X° siècle, les femmes l’utilisèrent pour maintenir les bas qui remontaient au-dessus du genou et encore plus tard, jusqu’au milieu de la cuisse. Au fil des siècles, le tissu utilisé devint plus fin et plus léger. Elle prit la forme d’un morceau de tissu, puis d’un ruban de soie pour les plus aisées, d’une frise de tapisserie ou de broderie. Une rosette pour la fermer et le tour était joué, à resserrer, de temps en temps dans la journée. A la Renaissance, elle se couvre de quantité de dentelles, voire même de petits bijoux, devenant ainsi un accessoire encombrant. Elle perdit sa mixité au moment où les hommes quittèrent la culotte au profit du pantalon. Les femmes en restèrent seules bénéficiaires. Plus tard, elles conservèrent le port de la jarretière en pensant qu’elle donnait un coup de pouce à la conception. Objet d’érotisme et de convoitise, elle fut la première tradition à avoir été d’abord introduite à la campagne et diffusée en ville. Au début de son introduction nuptiale, la mariée devait porter le jour de ses noces une jarretière destinée à être dérobée pendant le repas par un garçon d’honneur, un célibataire ou un enfant. Parfois vendue aux enchères, l’argent revenait au couple. C’est d’ailleurs cette version qui est souvent reprise encore aujourd’hui. Le gagnant devait recevoir beaucoup de chance. S’il était célibataire, le mariage ne tarderait pas. La mariée, si elle ne se prêtait pas au jeu risquait de voir débarquer dans la chambre nuptiale tous les célibataires affolés… Quelle drôle d’idée ! Le doux ruban était découpé en autant de morceaux que de garçons célibataires. Chacun l’arborait fièrement à sa boutonnière. En Angleterre, la jarretière prenait une autre valeur. Ainsi détachée de la jambe gauche de la mariée, le vainqueur la passait immédiatement à la jambe de sa fiancée ou de celle qu’il aime en secret. Un signe de fidélité à toute épreuve de la demoiselle.

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE. : La jarretière d’aujourd’hui
Dans les campagnes toujours, et à l’occasion de mariages populaires, le rite quelque peu misogyne de la jarretière perdure. Sur le principe des enchères, le jeu se déroule entre les hommes et les femmes de l’assemblée. La mariée est au cœur du sujet, accompagnée d’une femme, témoin ou amie. Les hommes, à coups de billets et de piécettes font grimper la cagnotte dédiée aux mariés et, de ce fait, obligent la mariée à remonter sa robe. Un enfant d’honneur passe entre les rangs avec une corbeille destinée à recevoir les dons. Oh, cachez cette jambe que l’on ne saurait voir ! Les femmes de l’assemblée participent de la même façon mais pour faire redescendre la jupe. Une guerre des sexes qui profite pleinement à agrémenter leur bourse pour le voyage de noces. Le vainqueur, toujours un homme aura la permission de dévoiler la jarretière. Il est sensé s’approcher de la mariée et lui enlever avec les dents. Un souvenir symbolique pour ce mâle, superstar de la soirée.

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE. : Superstitions ou supercheries ?
Dans nos pays voisins, certaines coutumes persistent, terrorisent ou font sourire encore bon nombre de jeunes mariés. Une jarretière qui tombe est signe d’infidélité du conjoint, ou source de rupture annoncée. En revanche, une chute involontaire pouvait affirmer à une célibataire qu’elle allait très vite trouver mari. Une fille perdant sa jarretière au moment de la procession de la Vierge serait enceinte dans l’année, qu’elle soit ou non mariée. Une célibataire qui souhaitait rapidement se marier devait porter la jarretière d’une toute jeune mariée. Porter une jarretière tressée avec de la paille de blé annonçait la naissance d’un petit garçon. En paille d’avoine, il s’agirait d’une petite fille.

21.12.2006

où compétence rymme avec non indulgence!

Mardi, appel téléphonique de l'assistante d'un directeur à la tête d'un grand groupe financier où j'ai déjà travaillé lors de deux missions intérimaires : êtes-vous libre début janvier? Bien sur! on vous propose un C.D.D. pour trois mois. Ouaaais....
Seule inquiètude : Chouchou travaille dans cet établissement à un niveau hiérarchique qui n'est pas trop mal.... Cela ne posera-t-il pas problème me dis-je, tout en n'informant pas mon interlocutrice de la chose. J'informe Chouchou de cet appel. Il décide d'en référer à son supérieur qui lui annonce qu'il n'était pas au courant du couple que nous formons et que cela peut engendrer des problèmes dans la société! Tiens, tiens! il y a pourtant des couples dans celle-ci qui ont légalisé leur union pour certains et pour d'autres non. Donc, pas de C.D.D pour moi... Je me console en me disant que si ce Directeur m'a demandé, c'est qu'il a été content de mes services et qu'il a apprécié mes compétences. Il y a quelques jours, une offre d'emploi ANPE retient mon attention, un C.D.D. dans le luberon, dans un hôtel 3 étoiles avec immense piscine. Je me dis que le luberon est moins loin que l'Aveyron et qu'il me serait agréable de travailler dans un environnement comme celui-là. J'envoie ma candidature par mail, appel téléphonique du patron une heure plus tard. la conversation téléphonique dure 55 minutes. Il est très intéressé, seul problème, l'hôtel entre en 2007 dans la chaîne d'hôtel dont fait partie mon patron aveyronnais qui, de surcroît, en est le président. L'hôtelier du Luberon me demande de réflechir et de le recontacter vers le 20 décembre. Cette conversation récente a été chaleureuse mais tout compte fait, il ne veut pas couper l'herbe sous le pied de mon patron.... peut être en 2008! Aujourd'hui, j'ai vu une offre d'emploi de guide-accompagnatrice en Guadeloupe!!!! mais non, je resterai en métropole avec Chouchou. Je préfère tout de même Chouchou à la Guadeloupe.... Je suis donc "grillée" pour cet établissement financier et pour l'hôtel du luberon. Comme quoi ca ne sert pas toujours d'être compétent!

12.12.2006

FEVRIER 2006 (suite à l'idée de Pierrot)

Voici une de mes anciennes notes de février 2006 suite à l'idée de Pierrot de rappeler 2006 qui se termine bientôt, et cela mois par mois. Elle était vindicative et parlait justement de Pierrot et d'un autre personnage de midiblogs..... un peu moins sympathique (mais cela c'est à mon avis, je ne dis pas que c'est l'avis de tout le monde, heureusement!)

La nuit porte conseil! Commentaire sur M. FRECHE
J'ai compris pourquoi mon commentaire sur le blog de Genevière Tapié a été supprimé avec annotation : commentaire supprimé, à caractère injurieux! La nuit porte conseil. Je me suis réveillée ce matin et j'avais trouvé la solution. Mon commentaire sur le blog de Genevière Tapié "Place aux femmes" sur la note : "hurler avec les loups" était tout à fait anodin, je disais que j'étais horrifiée des paroles de Monsieur FRECHE qu'il parle des harkis ou des femmes et que ne votant plus depuis des lustres, peu importe pour moi que ce monsieur soit de droite ou de gauche, que je me foutais le l'opinion des autres, que je ne hurlais pas avec les loups mais disais ce que je pense. Rien d'injurieux! Mais j'ai compris, vous dis-je! c'est en fait par rapport à un commentaire laissé sur le blog de Pierrot le Zygo. Il demandait une solution pour faire pleurer sa fille qui rit tout le temps (avec de très jolies photos de sa fille riant aux éclats) il demandait si il pouvait lui montrer une photo de Sarko, j'ai préconisé Freche. Et voila, Pierrot, ton blog est lu par Madame Genevieve Tapié, c'est sur! car mon commentaire, celui-là, n'était pas très sympa pour Monsieur Freche! Ah ces politiques, ils font tout pour nous embrouiller, pour se poser en victime, quitte à mettre au banc de la société les personnes toutes simples comme moi!

l'Amour au pays des vermeils

Sexualité. Dans les maisons de retraite, les relations amoureuses et sexuelles entre personnes âgées sont toujours taboues et parfois mal perçues. Tant par le personnel que par les familles.

Interview :
La vieille dame sourit, recroquevillée sur son siège, son visage ridé penché sur le côté. «Ça ne fait pas longtemps qu'on est en ensemble... Deux ans. On est un jeune couple, en fait.» Assis à côté d'elle dans le salon aux murs pastel, un grand vieillard aux cheveux blancs. Il lui prend la main. Elle poursuit. «Depuis deux ans... Tout est différent. Tout est devenu léger.» Il acquiesce. «Avant, j'étais seul. Francine était seule. Maintenant, on se retrouve le matin et on ne se quitte plus de la journée.»
Francine et Christian habitent à la maison de retraite Hotelia, à Fréjus (Var). Parmi la centaine de résidents de cet établissement médicalisé, dont la majorité sont veufs ou célibataires, une petite dizaine de couples se sont formés ces dernières années. «Ce sont de belles histoires et pourtant, ce n'est jamais simple, résume Patrick Hureau, le directeur. Les couples se heurtent aux réticences du personnel soignant, qui trop souvent pense que l'amour et la sexualité n'ont pas leur place en maison de retraite. Et à l'opposition des familles, parfois encore plus violente.» Tabou de l'âge, réflexes de surprotection... «Les enfants ont du mal à accepter que leurs parents aient encore une vie sexuelle ou sentimentale à 80 ans, surtout s'ils ont remplacé un conjoint défunt par un nouveau partenaire, développe Béatrice Virette, la psychologue de l'établissement. Ils ont peur aussi que l'héritage leur échappe.»
«Résistances». En cet après-midi ensoleillé, les résidents d'Hotelia sont regroupés dans le hall pour la projection d'un film, suivie d'un débat. Le documentaire, Nos amours de vieillesse, donne la parole à plusieurs couples dans différents établissements pour personnes âgées, dont la résidence de Fréjus. La réalisatrice, Hélène Milano, raconte qu'elle s'est heurtée à «beaucoup de résistances» avant de trouver des endroits pour tourner. «On m'a raccroché au nez en me disant : ces choses-là, ça n'existe pas chez nous. Certaines institutions sont très méfiantes car il est arrivé que des familles portent plainte contre elles pour avoir laissé des relations se nouer.»
Gérard Ribes, psychiatre, responsable de l'unité «Psychologie de la santé et du vieillissement» à l'université de Lyon a fait le voyage à Fréjus pour participer au débat. «Pourquoi y aurait-il un monde des adultes où la sexualité serait autorisée, et un monde des âgés où elle serait interdite ?» , milite-t-il. Ce gérontologue invoque une étude américaine portant sur des hommes et femmes entre 80 et 102 ans. «Parmi eux, 63 % des hommes et 30 % des femmes avaient encore des rapports sexuels. Et 82 % des hommes et 64 % des femmes avaient des rapports de tendresse.» La sexualité, insiste-t-il, « ne s'arrête pas à un certain âge, ni à certaines pratiques génitales. C'est aussi les baisers, les caresses...»
Intimité. Dans le public, Christian et Francine se tiennent toujours la main, penchés l'un vers l'autre. «C'est sûr qu'on ne se chahute pas comme des jeunes de 20 ans, dit Christian. Mais la tendresse, ça oui.» L'établissement leur a proposé d'emménager ensemble, Christian et Francine ont préféré garder chacun leur chambre. «Je suis pour un peu de mystère dans un couple», dit Francine. A condition de bénéficier d'intimité lorsqu'ils se retrouvent. Ce qui n'est pas toujours évident lorsque l'on vit en collectivité. «Les soignants ne frappent pas toujours avant d'entrer, constate Patrick Hureau. Ou alors ils frappent, puis rentrent directement. On essaye de progresser là-dessus.»
A la maison de retraite La Roseraie, établissement public rattaché à l'hôpital de Houdan (Yvelines), une réflexion similaire est menée. «Préserver son intimité quand on n'a même pas de clef pour sa chambre, c'est loin d'être évident, reconnaît Françoise Auger, coordinatrice gérontologique. Les soignants ont tendance à laisser les portes grandes ouvertes, pour s'assurer que tout va bien lorsqu'ils passent dans le couloir.» Il y a quelques années, le personnel de La Roseraie s'était «divisé» au sujet d'un couple qui souhaitait partager une chambre. «Certains voulaient demander l'autorisation à leurs enfants, se souvient Marie-Jeanne Gros, directrice des soins. Alors qu'il s'agissait de personnes majeures et autonomes ! La question ne devrait même pas se poser.»
Là où la situation devient plus délicate, c'est lorsque l'histoire d'amour implique une ou deux personnes atteintes d'une maladie altérant ses capacités cognitives, type Alzheimer. «La difficulté est de s'assurer du libre consentement... Tout en gardant à l'esprit que la maladie n'empêche pas d'avoir droit à une vie affective et sexuelle» , explique Christian Möller, président de la Conférence nationale des directeurs d'Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). «Le problème est que les familles ont tendance à trop couver ces personnes, renchérit Claudy Jarry, président de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa). Combien de fois m'a-t-on dit : "Maman ne serait jamais allée avec ce monsieur si elle avait toute sa tête..." »
A priori. Pourtant, assure Claudine Badey-Rodriguez, psychologue dans une maison de retraite des Alpes-Maritimes, auteure de plusieurs ouvrages sur ces sujets (1), «ce n'est pas parce qu'une personne souffre d'une maladie type Alzheimer qu'elle n'a plus de désir et qu'elle subit forcément la relation». Chaque histoire est différente, insiste la psychologue, et les soignants comme les familles doivent lutter contre les a priori. Une «évolution» conditionnée à celle de la société dans son ensemble. «Le tabou est toujours fort. On accepte la sexualité des seniors fringants qu'on voit dans les pubs à la télé. Mais pas celle des personnes âgées, des corps altérés , regrette-t-elle . Le vieux monsieur qui a des envies, ça reste le vieux cochon.»

Le dernier ermite jurassien....

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Y a-t-il encore des ermites dans les forêts et grottes du Jura ? Non, le suprême échantillon de cette espèce disparue vivait encore au début de la guerre de 1914. Il s'était réfugié dans un chalet abandonné de la commune de Saint-Lamain, arrondissement de Lons le Saunier. Sa demeure, en plein bois n'était qu'une pauvre cabane où il couchait sur un lit de fougères et de feuilles sèches. Le diable, sous la forme de méchants garnements venait souvent la nuit, frapper à sa porte, troubler l'eau de sa citerne, casser ses vitres, bouleverser ses modestes plantations. Il est mort à Passenans, petit village de la région, au coeur de l'inexorable hiver de 1914-1915, dans une sorte de caveau humide qui servait à la resserre des légumes. Prosper Toulier - c'était son nom - appartenait à une noble famille de Poligny. Une de ses aïeules vécut en odeur de sainteté au célèbre couvent des Clarisses de cette ville, fondé par les libéralités de Jean sans Peur sous la stricte règle de Sainte Colette. Désespéré de n'avoir pas été admis à postuler le sacerdoce, il prit l'habit du Tiers-Ordre de Saint-François et mena publiquement l'existence d'un chevalier de la Pauvreté.
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Un jour, on le vit s'enfoncer dans la forêt de chênes qui couronne la montagne de Frontenay, et s'improviser un ermitage dans une hutte de bûcheron. Partant de ce principe que Dieu doit la nourriture à ses serviteurs comme aux petits oiseaux, il se contentait de redoubler d'oraison lorsqu'il ressentait des tiraillements d'estomac. Aucune aide ne lui venant, il mettait parfois en branle une cloche suspendue aux branches d'un arbre. A ce jeu, il eût péri d'inanition, si d'aventure, des paysans passant dans le voisinage, n'eussent été intrigués par un bruit insolite. Ils le secoururent, le ranimèrent, le déterminèrent à rentrer dans le siècle et à chercher le salut dans une solitude plus rapprochée des sources d'approvisionnement. Prosper se soumit car "il ne faut pas tenter Dieu". On l'a enterré dans sa robe de bure aux frais de la charité publique, car il ne laissait pas un sou vaillant dans la cave humide où il mourut sans secours, seul comme un animal blessé. Avec lui disparut le dernier représentant de la vie érémitique dans la Comté.
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HISTOIRE DE LA GUADELOUPE

Les premiers habitants de l'île furent des indiens venus du Vénézuela quelques siècles avant notre ère - un peuple de pêcheurs évolués et paisibles: les Arawaks.
Vers le IXème siècle ils furent exterminés par la tribu guerrière et cannibale des Caraïbes (Karibs) qui habitent l'île de Caloucaéra (île aux belles eaux, Karukéra en créole) lors de l'arrivée de la flotte de Christophe Colomb, le 3 novembre 1493. Dès lors son nom fut changé en Guadeloupe.

Les Espagnols s'intéressèrent peu à cette île inhospitalière et les premiers colons "volontaires" français - essentiellement des agriculteurs d'origine normande, bretonne et charentaise - ne furent envoyés par la Compagnie des Isles d'Amérique qu'à partir de 1635. Les Caraïbes furent exterminés à leur tour, épidémies, alcool et fusils aidant. Mais les conditions de vie difficiles eurent raison des premiers travailleurs, et bientôt s'organisa l'utilisation d'esclaves déportés d'Afrique, ce qui devra durer près de quatre siècles.

Les cultures étant peu rentables au début, la Compagnie vendit la Guadeloupe à Charles Houël qui fut à l'origine de son essor grâce à la plantation de sucre, café et cacao. Par la suite, l'île passa en possession de la Compagnie des Indes, puis du roi Louis XIV, fut attaqué par les Hollandais, occupé par les Anglais, de nouvelles cultures furent introduites: coton, épices...

Au 18ème siècle on est dans la fameuse époque des flibustiers et corsaires et les îles des Caraïbes prospèrent en grande partie grâce au pillage des navires marchands ennemis.


Sous l'influence des idées de la Révolution française, la Convention vota l'abolition de l'esclavage le 4 février 1794 et Victor Hugues fût envoyé pour assurer l'application. Bon nombre de grand propriétaires royalistes et esclavagistes furent guillotinés.

En 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l'ésclavage, mais des mouvements de résistance commencent à voir le jour: sous le commandement de Louis Delgrès en 1802, chez les Anglais qui interdisent la traite des Noirs en 1807, au congrès de Vienne qui l'interdit en 1815. Mais il faudra attendre 1848 quand le 27 avril, sous l'impulsion du député Victor Schoelcher, à la tête de la Société Abolitionniste, le décret d'abolition est voté.



Comme les relations entre anciens maîtres et anciens esclaves furent difficiles, les autorités décidèrent d'employer une nouvelle main d'oeuvre: les coolies. Ces travailleurs libres et rémunérés sont d'origine annamite, chinois et surtout indienne. De ce fait, et du fait de la concurrence de plus en plus grande de la betterave sucrière, bon nombre de planteurs firent faillite et leurs domaines passèrent aux mains des sociétés capitalistes étrangères dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

Mais la crise économique continua et eut de graves répercussions sociales avec des mouvements de grève. La Guadeloupe se donne alors ses premiers députés socialistes: Légitimus et Achille-René Boisneuf. Pour limiter la dépendance du cours du sucre, après la Seconde Guerre mondiale on cherche à diversifier la production et développe la culture de la banane, de l'ananas et du riz - canne et rhum restant néanmoins les principales denrées à l'exportation.

Le 19 mars 1946, la Guadeloupe devint département français. Elle est administrée à l'instar des autres départements, par un préfet assisté de deux scrétaires généraux et de deux sous-préfets, un pour l'arrondissement de Pointe-à-Pitre et un pour les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy). Les lois sont celles de l'Hexagone avec toutefois quelques arrangement spécifiques concernant les salaires des fonctionnaires, les équipements scolaires et l'assistance médicale et sociale. Un mouvement indépendentiste, très actif dans les années 80, est en perte de vitesse au profit d'une reflexion tournée vers l'avenir économique et social avec les institutions présentes. Ainsi le 1er décembre 1999 la "Déclaration de Basse-Terre" des présidents de région Guadeloupe, Martinique et Guyane a pour but de trouver ensemble un mode de développement adapté aux Antilles-Guyane, et en juin 2000 le projet de loi d'orientation pour le développement des DOM fut défini.

Le 7 Décembre 2003, à l'issu d'un referendum, les communes de Saint Martin et Saint Barthélémy décidèrent de s'affranchir de l'administration de la Guadeloupe pour devenir des collectivités territoriales françaises à part entières.

11.12.2006

TURQUERIES

CROISSANT
C'est après le siège de Vienne par les Ottomans en 1683 que la mode du croissant de notre petit-déjeuner, dont la forme reprend l'emblème qui ornait et orne encore le drapeau des Turcs, se propage en Europe. Pour célébrer l'échec de la campagne viennoise des Ottomans, un astucieux cuisinier eut en effet l'idée de confectionner cette délicieuse pâtisserie en forme de croissant, qui fait aujourd'hui le régal de tous les gourmets. Et comme les Turcs font bien les choses, lors de ce même siège, ils firent également découvrir le goût du café aux Viennois, et à travers eux aux Européens. Apprenez à votre estomac à dire merci en turc !

TULIPE
La tulipe, qui a pris son nom de sa forme en turban, du turc tülben, a été découverte en Turquie où elle poussait à l'état sauvage. Elle fut cultivée dans les jardins d'Istanbul avant d'être exportée en Autriche (XVIème siècle) puis en Hollande (XVIIème siècle). Utilisées pendant de longs siècles comme élément décoratif dans l'art turc avec quelques autres fleurs prisées, cette fleur donnera son nom à une époque historique : "l'Ere des tulipes", de 1703 à 1717, sous l'Empire Ottoman.
Voyageant en Turquie au début du 17ème siècle, George Sandys écrivit : "On ne peut sortir dans la rue sans que des derviches ou des janissaires ne vous offrent des tulipes et des bagatelles".
Les premiers voyageurs occidentaux découvrirent avec émerveillement la passion des Ottomans, qui avaient l'habitude d'arborer une tulipe fichée comme une aigrette dans les plis de leur turban. Les Turcs appellent la tulipe lâle, mot qui s'écrit avec les mêmes caractères arabes que "Allah", et qui est par conséquent souvent utilisé comme symbole religieux.

10.12.2006

RAMINAGROBIS

De nos jours les chats sont devenus animaux de compagnie ; à l'origine "chat de gouttière" désormais "chat de canapé" ; mais il n'en a pas toujours été ainsi.
Il y a quelques siècles, dans l'empire ottoman, le chat était utilisé pour punir les épouses infidèles
La sanction consistait à mettre dans un sac la condamnée ,puis d'y faire entrer un chat, ce qui n'était déjà pas ; on s'en doute; chose facile ; on refermait solidement le sac ; et on jetait le tout dans le Bosphore
On imagine sans peine, le stress de ces pauvres matous, victimes innocentes de règlements de comptes conjugaux, qui y laissaient la vie, ….en plus
Par la suite, pour économiser les chats devenus rares, par suite d'une importante demande, on prit conscience qu'il suffisait d'immerger le sac aux trois-quarts, en laissant la tête --et le chat, un peu hors de l'eau.... résultat garanti!
Le Professeur PETZOUILLE ,au cours de ses recherches a retrouvé des photos d'époque des condamnées- avant et après.
Au vu de ces photos on comprend mieux la redoutable efficacité du procédé, très dissuasif, les cas de récidive ne sont pas connus
Les autres épouses du harem étaient, bien- sur, conviées au spectacle ; les distractions étaient plutôt rares en ce temps là, et cela constituait un bon motif de sortie ; elles y assistaient depuis des bateaux spécialement aménagés, pour tout voir, sans être vues, appelés "bateaux- moucharabieh", ce qui a donné plus tard les "bateaux- mouches" que nous connaissons. Un tour-opérator s'empara de l'idée et lanca la mode du tourisme fluvial et de ce que les Parisiens appellent " les promènes-couillons "
Ce spectacle faisait aussi partie du programme d'éducation des jeunes filles à marier
Les chats les plus efficaces et les plus appréciés étaient bien- sur ,ceux qui avaient déjà de l'expérience
L'un d'entre eux était renommé dans tout l' ISTANBUL,de cette époque; il s'appelait" RHAMIN" et était la propriété d'un certain " GROUBIS ", marchand de loukhoums, de son état , qui tirait quelques revenus de ces menus services
On ne parlait que de "RHAMIN à GROUBIS"par ci ; "RHAMIN à GROUBIS"
par là ,dans tout le grand bazar d'ISTANBUL
Tant et si bien que l'expression a ainsi traversé les siècles et a fini par donner "RAMINAGROBIS", repris comme chacun sait, par ce bon Jean de La Fontaine
Quant à RHAMIN,on s'en doute ,il eut une fin tragique :une erreur de dosage en calomel dans sa boulette vermifuge ; GROUBIS lui survécut plus longtemps, mais ,ayant accepté un paiement en "nature", lors d'une transaction, il mourut de ce que les marchands napolitains appelaient le "mal français"; et que les marchands français ,de ce temps, appelaient le "mal napolitain" et que de nos jours nous appelons la "syphilis"

Barbare, non ?