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10.12.2006

RAMINAGROBIS

De nos jours les chats sont devenus animaux de compagnie ; à l'origine "chat de gouttière" désormais "chat de canapé" ; mais il n'en a pas toujours été ainsi.
Il y a quelques siècles, dans l'empire ottoman, le chat était utilisé pour punir les épouses infidèles
La sanction consistait à mettre dans un sac la condamnée ,puis d'y faire entrer un chat, ce qui n'était déjà pas ; on s'en doute; chose facile ; on refermait solidement le sac ; et on jetait le tout dans le Bosphore
On imagine sans peine, le stress de ces pauvres matous, victimes innocentes de règlements de comptes conjugaux, qui y laissaient la vie, ….en plus
Par la suite, pour économiser les chats devenus rares, par suite d'une importante demande, on prit conscience qu'il suffisait d'immerger le sac aux trois-quarts, en laissant la tête --et le chat, un peu hors de l'eau.... résultat garanti!
Le Professeur PETZOUILLE ,au cours de ses recherches a retrouvé des photos d'époque des condamnées- avant et après.
Au vu de ces photos on comprend mieux la redoutable efficacité du procédé, très dissuasif, les cas de récidive ne sont pas connus
Les autres épouses du harem étaient, bien- sur, conviées au spectacle ; les distractions étaient plutôt rares en ce temps là, et cela constituait un bon motif de sortie ; elles y assistaient depuis des bateaux spécialement aménagés, pour tout voir, sans être vues, appelés "bateaux- moucharabieh", ce qui a donné plus tard les "bateaux- mouches" que nous connaissons. Un tour-opérator s'empara de l'idée et lanca la mode du tourisme fluvial et de ce que les Parisiens appellent " les promènes-couillons "
Ce spectacle faisait aussi partie du programme d'éducation des jeunes filles à marier
Les chats les plus efficaces et les plus appréciés étaient bien- sur ,ceux qui avaient déjà de l'expérience
L'un d'entre eux était renommé dans tout l' ISTANBUL,de cette époque; il s'appelait" RHAMIN" et était la propriété d'un certain " GROUBIS ", marchand de loukhoums, de son état , qui tirait quelques revenus de ces menus services
On ne parlait que de "RHAMIN à GROUBIS"par ci ; "RHAMIN à GROUBIS"
par là ,dans tout le grand bazar d'ISTANBUL
Tant et si bien que l'expression a ainsi traversé les siècles et a fini par donner "RAMINAGROBIS", repris comme chacun sait, par ce bon Jean de La Fontaine
Quant à RHAMIN,on s'en doute ,il eut une fin tragique :une erreur de dosage en calomel dans sa boulette vermifuge ; GROUBIS lui survécut plus longtemps, mais ,ayant accepté un paiement en "nature", lors d'une transaction, il mourut de ce que les marchands napolitains appelaient le "mal français"; et que les marchands français ,de ce temps, appelaient le "mal napolitain" et que de nos jours nous appelons la "syphilis"

Barbare, non ?

Commentaires

Z'étaient très en avance, les zotomans question photo, il y a quelques siècles...

Écrit par : Gene | 10.12.2006

chat va bien ?

Écrit par : pierrot le zygo | 10.12.2006

Et oui Gene. L'empire Ottoman existait encore au 19ème siècle et les harems aussi... (c'était il y a quelques siècles, nous sommes au 21ème!)Voici une explication de ces photos prises à cette époque :
En 1852-53, un Allemand né en Angleterre, Ernest Benecke (1817 - 1894), grand amateur de photographie, passe près d’un an en Egypte et en Syrie. Contrairement à ses contemporains photographes, Benecke était peu attiré par les vestiges antiques ; il s’intéressait aux personnes — maîtresses de maison, musiciens, commerçants, etc. — aux costumes, aux scènes de genre. Il annonce ainsi toute une génération de " photographes-anthropologues " de l’Orient.

Écrit par : merise | 11.12.2006

Les commentaires sont fermés.