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08.03.2006

Pour ceux qui ont oublié l'histoire du Che

Le Che est parti blogguer ailleurs... No comment, moi je le regretterai! voici l'histoire de Che Guevara pour ceux qui ont oublié l'histoire ou la connaissent peu :



Né le 14 juin 1928 de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna, Ernesto Guevara de la Serna (dit « le Che » ou Che Guevara) vécut d'abord à Córdoba, la seconde ville du pays. Il suivit ensuite des études de médecine à Buenos Aires. Son enfance fut longtemps entachée par de violentes crises d’asthme. D’une famille aristocratique désargentée, Guevara reçut dès son plus jeune âge une solide instruction. Sa mère lui enseigna le français. Par la suite, ses parents quittèrent les hauts-plateaux argentins pour vivre à Buenos Aires.
En 1951, son vieil ami Alberto Granado, biochimiste et radical politique, lui suggéra de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils purent concrétiser le voyage dont ils parlaient depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud sur une vieille moto Norton 500 cc. Guevara relate cette épopée dans Diarios de motocicleta: Notas de viaje por América Latina, qui a inspiré, avec le témoignage Con el Che por Sudamérica de son ami Granado, un film en 2004 (Carnets de voyage). Au travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine était la révolution par les armes. Il fut conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle. La libération de cette dernière devait nécessiter une stratégie intercontinentale. De retour en Argentine, il termina ses études le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique du Sud.
En 1953, il repart et atterrit au Guatemala, où il rencontre Hilda Gadea qui, le 18 août 1955, deviendra sa femme et, le 15 février 1956, lui donnera son premier enfant, Hildita Beatriz Guevara. Ils se sépareront avant le départ du Che pour Cuba.
Le révolutionnaire
En 1955, à Mexico, il fit la rencontre de Fidel Castro, leader du mouvement du 26 juillet, ou M26, admirateur du poète-indépendantiste cubain José Martí. Il fit partie des 82 hommes qui partirent avec Castro en novembre 1956 pour Cuba, sur un petit yacht appelé Granma et des 12 qui survécurent aux premières attaques subies. Ils organisèrent la guérilla contre le régime du dictateur Fulgencio Batista, sous influence américaine. Le Che commença au sein de la guérilla comme médecin, mais il prit rapidement de l'importance dans l'organigramme de celle-ci. Après que les hommes du « 26 juillet » eurent repoussé les forces de Batista dans la Sierra Maestra, base de départ de la guérilla, le Che fut envoyé dans la province de Las Villas, pour couper les forces gouvernementales en deux. De là, il lança l'offensive sur Santa Clara. Batista s'exila à Saint-Domingue avant l'arrivée triomphale des guérilleros (dits Barbudos) dans la Havane en 1959.
Le 22 mai 1959, le divorce avec Hilda Gadea est prononcé, ce qui lui permet de régulariser la situation avec Aleida March, qu'il épouse le 2 juin de la même année. Il l'avait rencontrée dans la province de Las Villas.
Guevara devient alors d'abord l'un des principaux dirigeants du nouvel État cubain avec l'aide de son second Nathanael Bennoit : ambassadeur itinérant, président de la banque centrale, ministre de l'industrie.
Il s'inspira largement des théories et analyses marxistes pour mettre en place à Cuba une économie socialiste, et contribua à rapprocher l'île du bloc soviétique par la signature d'accords économiques.
Il fut confronté à de nombreuses difficultés dans ses tâches, l'économie cubaine étant souvent archaïque et décousue donc peu encline à une rationalisation des moyens de production. En outre, Guevara fit une de ses priorités de lutter contre la bureaucratie naissante.

En 1965, Guevara quitte Cuba afin de propager la révolution, soutenu par des volontaires cubains. Il se rend d'abord au Congo où il rencontre Laurent-Désiré Kabila et avec qui il organise le maquis d'Hewa Bora. Cette expérience africaine ne sera pas concluante. Rentré à Cuba, il repart pour la Bolivie où il tente de constituer une guérilla. Faute de pouvoir s'appuyer sur la logistique de ses partisans, il est finalement capturé en 1967 et exécuté par l'armée bolivienne, selon certains, sur ordre de la CIA.

la mort du Che

De nombreuses questions restent sans réponse concernant la mort d'Ernesto Guevara. Le Che était devenu gênant pour beaucoup. Une entrave même pour certains. Électron libre ingérable aux yeux des Américains, il avait également critiqué publiquement le régime soviétique, accusé de ne pas être socialiste, notamment à travers son célèbre discours d'Alger (1964) qui précédait sa dernière guérilla, mettant Castro et le pouvoir révolutionnaire cubain dans une situation délicate vis-à-vis de l'URSS. Il a été assassiné (ou exécuté...) par l'armée bolivienne en présence d'un agent de la CIA, Felix Ramos, dans une petite école où il était retenu prisonnier. Le rapatriement très tardif de sa dépouille à Santa Clara (Cuba), trente ans après sa mort (1997) est dû au fait que le gouvernement bolivien avait toujours refusé jusque là de révèler l'emplacement de la fosse dans laquelle avaient été jetés les corps. Toutefois, ses proches défendent que le Parti Communiste de Bolivie a fait acte de propagande contre le Che (désigné comme un bandit) en représailles de son discours d'Alger. De fait, en Bolivie les guérilleros devaient être nourris par les paysans qui au lieu de les cacher les dénoncèrent contre 50 000 dollars offerts pour sa capture.
Il est indéniable que le Che a été auréolé d'un certain mystère. Son histoire lui a conféré une aura de martyr qui ne doit pas masquer la complexité du personnage. L'intransigeance du Che doit être reliée à sa conception de la révolution et de l'histoire du monde, à savoir que, pour le Che, le monde était le terrain d'affrontement permanent entre bourgeois et prolétaires, et que toute faiblesse de la part des révolutionnaires serait chèrement payée. Les défenseurs du Che soulignent pour leur part que cette intransigeance et cette violence n'étaient jamais gratuites et qu'elles étaient liées aux nécessités de la révolution. La figure de Che Guevara est très populaire à Cuba et dans toute l'Amérique latine, les représentations de Guevara à Cuba sont très nombreuses.
Surnoms et pseudonymes
· « Che » est une exclamation (traduisible par « homme ») particulièrement employée en Argentine ("che ven", qui signifie "viens ici toi") et qui, par extension, est employée en Amérique centrale et à Cuba pour désigner les Argentins. Ce surnom, les années passant, ne désignera plus que le seul « Ché Guevara ».
· Le nom de code d'Ernesto Guevara lors de son passage au Congo était Tatú.
· Les noms de code d'Ernesto Guevara lors de son passage en Bolivie furent "Ramón" puis "Fernando" (après l'arrestation de Régis Debray).
· Pendant son voyage avec Granado, son surnom est "Fusser" venant de "-Fu-ribond" (colereux) et de "-Ser-na" (Guevara de la Serna)

Commentaires

arret de remuer le couteau dans la plaie

Écrit par : pierrot le zygo | 08.03.2006

je ne veux pas faire comme Jospin mais avant de partir définitivement, une note sur le CHE cela m'interpelle : A ceux que j'aime le plus, je n'ai pas su exprimer toutes mes pensées.Je ne serais pas un homme si je n'aimais pas les femmes, mais je ne serais pas révolutionnaire si par amour des femmes je cessais d'accomplir un seul de mes devoirs.A voir ta dernière note j'hésite quand même!

Écrit par : LE CHE | 08.03.2006

Restes ici au moins tout le mois de mars. Moi aussi je quitte mon blog. Ce sera à la fin du mois. Je crois que Pierrot serait content si tu restais un peu et bien d'autres!

Écrit par : merise | 08.03.2006

Oui le CHE, encore quelques commentaires...la révolution peut-elle attendre jusqu'au Printemps...même si je comprends et approuve totalement votre démarche...La liberté de s'exprimer, de critiquer ne se négocie pas, ce n'est pas une "option facultative"!...les blogs qui "censurent" devraient tout simplement être "boycotés" !

Écrit par : alexandra | 09.03.2006

Le che disait : La vérité d'un jour n'est pas celle de toujours !
Et aprés de nombreux conseils, il me faut continuer.De plus, il existe des blogs comme les votres qui respirent la liberté. Donc je reste jusqu'au mois de mars, je veux être là pour les parodies de Pierrot le zygo. Comme dit alexandra je boycote les blogs qui censurent, je ne voudrais pas que leurs écrits provoquent chez moi des dégats dans mes sentiments. Merise, merci pour tes conseils et que rien ne te détourne de ta route.Je t'embrasse.LE CHE

Écrit par : LE CHE | 09.03.2006

Très contente Le Che! tu verras ma parodie. J'en tremble d'avance!

Écrit par : merise | 09.03.2006

Voici deux sites qui vous aideront

http://www.centre-ernesto-che-guevara.org

http://www.fidel-castro.es

Écrit par : Fidel en personne | 14.03.2006

Les commentaires sont fermés.