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13.02.2006

Freche contre les karkis! HONTE A LUI!!

RAPPEL : QUI SONT LES HARKIS? La vraie histoire!

Le terme de harkis, tiré de l'arabe harka (mouvement), s'applique aux soldats de certaines unités supplétives autochtones d'Algérie engagées avec l'armée francaise contre la rebellion indépendantiste, de 1954 à 1962. Cette appellation s'est étendue abusivement à tout autochtone ayant pris le parti de la France durant la guerre d'Algérie, qu'il soit civil ou armé ainsi qu'à sa famille.

Il convient de rappeler que depuis des siècles, la France armait pour son compte des ressortissants locaux dans les pays où elle exerçait son autorité. Selon cet usage, en Algérie, dès le début de la rebellion, les représentants des autorités françaises recherchèrent l'adhésion des musulmans à la lutte contre la subversion. Se fiant aux promesses des dirigeants de l'Etat, dont celles que fit le général de Gaulle jusqu'en 1960, ces représentants crurent que la France resterait durablement en Algérie. Ils transmirent cette conviction aux musulmans algériens qu'ils enrolaient.

S'ajoutant aux unités d'autodéfense de villages et aux musulmans appelés ou engagés dans l'armée, trois corps d'autochtones furent créés: les harkas, unités mobiles responsables d'un secteur, jumelées avec les compagnies françaises, les maghzens, groupes statiques de moghaznis (sorte de gendarmes ruraux) placés sous l'autorité des Sections administratives specialisées de l'armée chargées du developpement rural (S.A.S.) et les Groupes mobiles de sécurité (G.M.S.) assimilés aux C.R.S. Le recrutement fut surtout collectif dans les villages, il s'opérait parfois parmi les déserteurs de l'A.L.N. (Armée de libération nationale).

Les engagements étaient le plus souvent volontaires. Selon le sociologue Mohand Hamoumou, lui même fils de harki, ils obéissaient à des motivations très variées: patriotiques ou économiques pour certains, elles furent surtout d'ordre sécuritaire, les chefs de village voulant protéger la population contre les opérations de l'armée, et plus encore contre les incursions du F.L.N.

Les supplétifs furent surtout enrolés de 1957 à 1960, ils perdirent 5 000 hommes, morts au combat ou disparus. Les désertions furent très rares. A la suite de l'infléchissement de la politique française vers l'indépendance algérienne à partir de 1961, commencèrent la démobilisation et le désarmement des supplétifs. Les accords d'Evian signés le 18 mars 1961 laissèrent les musulmans français sans protection véritable.

A la date du 19 mars 1962, cessez le feu entre l'armée française et l'A.L.N., on peut estimer sur la base du rapport à l'O.N.U. du controleur général aux armées Christian de Saint Salvy, que vivaient en Algérie 263 000 autochtones engagés du coté français ou récemment démobilisés, dont 60 000 militaires, 153 000 supplétifs et 50 000 notables francophiles. Familles comprises, il y avait plus d'un million de personnes menacées sur huit million de musulmans algériens.

Au printemps 1962, alors que le teritoire était laissé aux mains du F.L.N. par l'armée française repliée dans des garnisons d'Algérie, le nouveau pouvoir algérien feignit la clémence envers les pro-Français, alors que le gouvernement français limita à une portion minime leur repli en France. Louis Joxe, ministre d'Etat aux Affaires Algériennes, adressa à l'armée une directive "très secrète ", le 12 mai 1962, menaçant de sanctions les militaire français qui organisaient le repli en métropole de leurs alliés musulmans en dehors du plan général de rapatriement, et ordonnant meme le renvoi en Algérie des supplétifs débarquès en France.

En fait, ce plan n'existait que sur le papier, et le Gouvernement fut débordé par l'arrivée des rapatriés d'origine eoropéenne.

On estime à 15 000 ou 20 000 le nombre de famille de musulmans pro-français( environ 91 000 personnes ) qui purent de la sorte s'établir en France de 1962 à 1968.

Mais au sein de l'écrasante majorité restée en Algérie, il eut au minimum des dizaines de milliers de victimes assassinées par le F.L.N.

Ce massacre perpétré parfois par familles entières s'accompagna souvent de tortures, de viols, etc., alors que l'armée française restait cantonnée dans ses casernes et sans que l'opinion publique nationale ou internationale ne s'en émeuve.

Les meutres de ces musulmans durèrent jusqu'en 1966. En 1965 la Croix Rouge recensait par ailleurs 13 500 pro-Francais incarcérés en Algérie.

Comme l'explique l'historien Benjamin Stora dans son livre consacré à la mémoire de la guerre d'Algérie , les harkis vont désormais apparaitre comme des témoins génants des deux cotés de la Méditerranée. En Algérie, reconnaitre l'histoire des supplétifs musulmans conduirait à briser le mythe fondateur du peuple uni contre la colonisation, en France l'abandon des harkis provoque un profond malaise auquel succède rapidement le silence de la mauvaise conscience.

A cet abandon, la France ajouta, pour ceux qui avaient pu rejoindre la métropole, des conditions d'hébergement à la fois sommaires et paramilitaires dans des camps tels celui de Bias qui combinaient destruction du système social traditionnel et mise sous tutelle.

Extrait du rapport de Monsieur le Député Serge BLISKO à l'Assemblée Nationale en décembre 1999 ( n° 2005)

Honte à Frèche!!!!!

Commentaires

Votre article cité sur revues des blogs : http://michelpelamourgue.midiblogs.com/

Écrit par : tisseur de toiile | 13.02.2006

il est inadmissible qu'un homme politique puisse tenir de tels propos, vous avez raison:"honte à Frêche"

Écrit par : evelyne | 14.02.2006

Pour moi les insultes sont le recours des gens qui n'ont pas d'arguments, de cervelle. Frêche vient de prouver que les gens intelligent, ne sont pas obligatoirement les plus diplômés. Car il faut être naze pour tenir de tel propos, a moins qu'il veuille entrainer le PS dans s décadence.
Bravo pour ta note.
zygo

Écrit par : pierrot le zygo | 14.02.2006

Je te rejoins HONTE A FRECHE et bravo pour ta note!

Écrit par : julie | 14.02.2006

Excellente initiative ! Bravo Mi-S-Mi-G pour avoir publié le rapport BLISKO, beaucoup de gens ont entendu parlé des Harkis mais très peu connaissent véritablement leur histoire.
Honte à ce ..... de GF qui, je l'espère, passera devant la tribunaux !
ai du enlever le mot remplacé par des petits points, pardon Scheiro mais on est responsable des commentaires que l'on reçoit!

Écrit par : Scheiro | 15.02.2006

Les commentaires sont fermés.